Se réunit une fois par mois environ autour d'un livre ou d'un auteur. Soirées à thème, sorties, invitation d'auteurs...

lundi 31 mars 2014

Mardi 18 mars 2014, café littéraire inédit !


La Séparation de Dan Franck le mardi 18 mars 2014 avec le CERME, médiation familiale.


Passionnées !


Studieuses !

Attentives !


Amusés !


A l'aise !


Très absorbées !


En pleine discussion !



mercredi 26 mars 2014

Mario Vargas Llosa le 25 février 2014 à 14h à la maison de la solidarité à Escalquens


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MARIO VARGAS LLOSA
Notre séance du 25 Février a été consacrée à l'œuvre du célèbre écrivain péruvien contemporain Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature 2010. 
Qui mieux que lui pouvait nous parler du Pérou du début du siècle à nos jours ?
Né en 1936 dans une famille bourgeoise du Sud du Pérou, le petit Mario partage son enfance entre la Bolivie et le Pérou, où il vit avec ses parents dans une banlieue aisée de Lima. À l'âge de 14 ans, son père l'envoie étudier à l'Académie militaire de Lima, dont il gardera un très mauvais souvenir qu'il racontera dans un roman, publié en 1963 : "La ville et les chiens". Il étudie ensuite le droit dans la très célèbre université de San Marcos, tout en exerçant différentes tâches dans des journaux, des revues littéraires ou la radio. Puis, grâce à une bourse d'étude, il poursuit son cursus universitaire à Madrid (1958-1959) En 1959, il publie sa 1ère œuvre, "les caïds" qui déjà obtient un prix en Espagne. La même année, il épouse une tante par alliance, de 15 ans son ainée, avec qui il s'installe à Paris, dans l'espoir d'obtenir une bourse qui lui sera refusée. Il racontera cette aventure (qui ne dure que 5 ans) dans un roman qu'il publie en 1977 : "la tante Julia et le scribouillard".
Mais il reste à Paris, où il travaille comme prof d'espagnol, puis comme journaliste. Il se passionne pour la littérature française, notamment pour les œuvres de Flaubert et de Victor Hugo à propos desquels il publiera plus tard des essais (Flaubert, 1975 - Hugo, 2004)
Il vivra quelques temps à Londres, puis à Barcelone, avant de rentrer à Lima en 1974. Mais il ne cessera de voyager dans le monde, car ses œuvres obtiennent tout de suite une notoriété, et on le sollicite dans les plus grandes universités d'Amérique, et d'Europe, pour des cours, des conférences… Et il obtient partout honneurs et récompenses 
Il est titulaire de 40 doctorats Honoris Causas, et de 45 prix littéraires. Ses œuvres sont traduites dans 45 langues.
De retour dans son pays, il s'intéresse sérieusement à la politique jusqu'à se présenter en 1990 aux élections présidentielles contre Fujimori. Battu au second tour, il va s'établir en Espagne dont il obtient la nationalité en 1993.
Mais toute l'œuvre de Vargas Llosa nous parle de son pays ! Les héros de ses romans sont les jeunes bourgeois de Lima (« Les chiots ») ou les travailleurs pauvres, souvent incultes, des montagnes ou des villages perdus du Nord (« qui a tué Palomino Molero ? »).... Même lorsqu'il nous fait revivre les actions courageuses de personnages européens RÉELS, c'est parce que ces héros ont un lien avec le Pérou.... ROGER CASEMENT, l'admirable héros du « Rêve du Celte », est un Irlandais qui, à la fin du 19ème siècle, fut envoyé au Congo d'abord, puis au Pérou par le gouvernement anglais pour enquêter et dénoncer l'esclavage atrocement cruel auquel les entreprises d 'exploitation du caoutchouc soumettaient les indigènes. (plusieurs ethnies d'Amazonie ont été totalement anéanties jusqu'au début du 20ème siècle)
Quand à FLORA TRISTAN qui s'est rendue célèbre en France au début du 20ème siècle par son combat pour l'émancipation de la femme et, surtout pour avoir créé  "l'Union ouvrière" dans l'espoir d'aider les ouvriers traités alors comme des esclaves, elle était la fille d'un petit noble péruvien. Elle a vécue, enfant, au Pérou, ainsi que son petit-fils, bien connu en France : Paul Gauguin. M.Vargas Llosa nous fait découvrir, en parallèle, leurs deux vies agitées et douloureuses, dans « Le Paradis un peu plus loin » (un livre émouvant).
Pour M .Vargas Llosa, écrire, ce n'est pas seulement livrer un « roman » agréable, bien construit ; chaleureux, c'est aussi un moyen de dénoncer les problèmes politiques, humains, les injustices de la société (péruvienne ou autre) de nous montrer la cruauté de l'homme, lorsqu'il a un peu de pouvoir (on retrouve cette cruauté dans la plupart de ses écrits). Pour lui, l'homme n'est pas devenu meilleur malgré les progrès techniques, il est seulement devenu plus hypocrite. C'est toujours l'HOMME qui est au centre de son œuvre. Une œuvre désabusée, mais dynamique, chaleureuse, colorée, où l'on retrouve les rues animées de son pays , riche encore de son long passé.
Jacqueline.


Avec diaporama sur le Pérou présenté par Marie-Hélène et son mari.









mercredi 15 janvier 2014

Barbara Constantine, Tom petit Tom... par Marie-Claude




" Tom, petit Tom, tout petit homme Tom" est un petit livre, avec des petits chapitres mais témoigne d'une grande humanité. Le  vocabulaire n'est ni châtié, ni grandiloquent, mais l'auteure nous promène dans des paysages et décors à la Monnet. Les personnages ont la noblesse des pauvres. Dans leur misère matérielle, ils distillent:
-  Pour Tom,  11 ans, le fils de Joss : la persévérance, le respect, la reconnaissance.
- Pour Joss:  la volonté et l'amour maternel comme on peut aimer lorsqu'on est mère à l'âge de 13 ans
- Pour Samy (un jeune homme qui découvre qu'il est le père de Tom à sa sortie de prison): l'amour filial et l'amour tout court.
- Pour Odette et Archibald les voisins anglais de Tom et Joss: la tendresse

Dans la courte vie de Tom la survie, la liberté, la reconnaissance, la solidarité, l'amour, triomphent des vols, de la  violence, de la prison, de l'abandon. C'est ce qui fait que Petit Tom deviendra un Bel Homme.

Concernant le style, il est remarquable comment le titre des chapitres résument parfaitement le texte. Mais contrairement aux apparences, Barbara Constantine développe en quelques lignes et avec  précision, la vie et la destinée des personnages qui gravitent autour de Tom. 

Un exemple :

Titre du chapitre : Vous aviez remarqué ?

Vous parce que Odette et Archibald, un couple d'Anglais, retraité, très british, voisins de Tom et sa mère, se vouvoient lorsqu'ils s'adressent l'un à l'autre.

Vous aviez remarqué ? Parce qu'ils constatent, je cite " un drôle d'animal vient visiter notre jardin. Un animal qui marche sur 2 pattes et qui porte des chaussures taille 35. Il aime incroyablement nos légumes et nos fruits. Vous aviez remarqué? dit Archibald
Odette détourne les yeux..
- Juste quelques pommes de terre…
Elle s'interrompt. Archibald se détend
- Ah! vous aviez remarqué, aussi, alors"…

Ce petit chapitre de 2 pages raconte non seulement le fait (vol des légumes) mais dévoile la tendresse de ce couple envers un enfant qui vole "proprement" (car il arrange soigneusement la terre et les plans piétinés après son passage) pour ne pas mourir de faim. Ce jeu passionne  Odette et Archibald qui feignent de ne pas voir ce chapardage et même facilite la tâche à Tom…

dimanche 29 décembre 2013

Auberge espagnole du 14 janvier 2014



Autour de bons petits plats préparés avec amour par chacun et chacune, la soirée a été riche en échange autour du livre de Barbara Constantine.





Jacques, Corinne et Marie-Claude 



 Christiane, Denise et Nicole



Evelyne, Geneviève et Marie-Thérèse



François et Maÿlis


Marie-Claude, Jacqueline et Marie-Hélène


 
 
Michelle et Sabine



mardi 10 décembre 2013

Flaubert par Jacqueline




Chacun de nous a lu une œuvre différente de G.Flaubert : Salambô, l'Éducation sentimentale, Trois contes, Bouvard et Pécuchet, ou la plus connue, Madame Bovary. Mais dans chacune d'elles (sauf, peut-être dans Salambô) nous avons retrouvé la même analyse de la vie de la petite bourgeoisie rurale et commerçante du XIXème siècle finissant. Une vie à la fois étriquée et prétentieuse. Étriquée parce que ces bourgeois n'ont, le plus souvent qu'une culture de façade qu'ils déguisent derrière leur bien-être matériel, et prétentieuse parce que leur argent leur permet un confort qu'ils étalent volontiers (riches demeures avec domestiques, soirées mondaines où l'on mange et boit copieusement, toilettes élégantes des dames...) Ils prétendent être les moteurs de la modernité. Ainsi, dans Mme Bovary, le pharmacien se hasarde à une opération "sensationnelle" sur un domestique légèrement handicapé qui devient impotent. Et le médecin (époux d'Emma) exerce la médecine, alors qu'il n'a jamais obtenu son diplôme.....
Les romans de G.Flaubert sont toujours des portraits à charge contre la petite bourgeoisie normande qu'il connait bien et déteste.
Mme Bovary est le portrait type de la femme de ce milieu. Élevée dans une pension catholique où on lui a inculqué les devoirs d'une bonne épouse, future mère, et les obligations d'une maîtresse de maison, elle y a aussi acquis quelques notions artistiques (musique peinture, broderie) et une grande connaissance du "savoir-vivre (du savoir-recevoir)Elle a conscience d'avoir une certaine supériorité sur les petits propriétaires terriens, souvent médiocres. Mais, dans ce milieu, c'est l'ARGENT qui décide, et ses parents ne pourront lui offrir une dot estimable. Elle devra donc accepter d'épouser ce brave Charles, médecin de campagne, qui, aussi fruste qu'il soit lui apportera la sécurité matérielle, enrichie d'un amour inconditionnel, ébloui qu'il est par la beauté de cette jeune femme élégante. Au milieu de ces gens médiocres, il ne faudra pas longtemps à Emma pour s'ennuyer et rêver d'une autre vie. Un de ses rêves : aller au théâtre à Rouen!!!!!!!!
Rodolphe, lui, ce coureur de jupons, sans scrupules, lui fait croire à une autre vie, et à un amour plus "romantique". A une certaine liberté aussi !... Et peu à peu, elle ira, de laisser-aller en compromissions pour vivre "une autre vie". Et, bien sûr, on exploitera sa naïveté, on piétinera son rêve, et on lui en fera porter toute la responsabilité.
Le roman "Mme Bovary créa un scandale à sa parution en 1857, une époque où l'homme pouvait s'amuser en toute impunité avec toutes les "gourgandines" qu'il voulait mais où une femme était "déshonorée" de se laisser aller même à un grand amour partagé, hors du foyer conjugal!
Même si toutes ces idées préconçues à l'égard de la femme n'ont pas totalement disparu à notre époque (Non, non!...) les romans de G.Flaubert nous intéressent en tant que témoignage historique et HUMAIN.A travers ses tableaux vivants des paysages, des villes, les peintures scrupuleuses de sa région, des mœurs de la société, nous pouvons nous reporter à son époque. Une époque où la vie quotidienne n'est pas facile, sans grand confort, où le moindre déplacement se fait grâce aux chevaux, où la "transmission" se fait surtout par le "bouche à oreille". Quel enfermement pour ces gens qui rêvent de progrès !!!!!
Quelles que soient les raisons qui motivent notre intérêt pour l'œuvre de G.Flaubert,il y en a UNE qui est indiscutable : le très beau langage de l'auteur. Un raffinement de la langue française, doublé d'une dose d'humour.
Je pense que chacun peut trouver une raison de lire G.Flaubert.

Jacqueline