Se réunit une fois par mois environ autour d'un livre ou d'un auteur. Soirées à thème, sorties, invitation d'auteurs...
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dimanche 9 octobre 2016

Lectures pendant le festival "Voix Croisées" à Escalquens

Marie-Claude et Marie Hélène dans un duo sur des textes de Jean-Marie Pelt
Anne avec des poèmes de Lamartine et Anna de Noailles
Et Dominique avec des extraits du "Liseur du 6H27" de Jean-Paul Didierlaurent





dimanche 22 novembre 2015

jeudi 1 octobre 2015

Le Café littéraire d'Auzielle entame sa 2e année jeudi 1er octobre 2015

Pour la deuxième année, la bibliothécaire d'Auzielle invite qui veut le premier jeudi du mois à la bibliothèque à 14H30 présenter un ou plusieurs coups de coeur suivi du partage d'un goûter partagé.

Je m'y rendrai certainement encore cette année, ayant trouvé l'ambiance sympathique et à savoir : on peut y aller seulement pour écouter ! (Dominique)

dimanche 1 mars 2015

Le café littéraire d'Auzielle et leurs coups de coeur

Avec Joëlle Henry, la bibliothécaire (devant à droite) qui fait les compte-rendus.




« New York » de Gaspard Walter, auteur français né en 1981, auteur-photographe
Surfer sur les rouleaux de Rockaway Beach, taguer les murs du Queens, passer une nuit blanche dans les rues de Brooklyn, profiter d'une matinée de shopping vintage , déguster un hot dog en longeant l'Atlantique, partir à la recherche des fantômes du vieux New York dans les rues de Dumbo, s asseoir à l'ombre des arbres de Central Park, attraper un torticolis en longeant les gratte-ciel de Manhattan, changer de look dans le quartier punk, partir à la découverte de Chinatown, plonger dans l'agitation de la Grosse Pomme et goûter à l ambiance d une ville où le monde entier se croise...
Joëlle : "Ce livre renouvelle le genre sur les livres des villes, un beau livre très branché et tendance "

« Les amandes amères » de Laurence Cossé, auteure française née en 1950, journaliste et critique littéraire et producteur-délégué à France-Culture
Gilles et Edith vivent à Paris, dans le XVe arrondissement. Lorsque leur femme de ménage leur présente Fadila, qui va la remplacer, Edith se rend compte rapidement qu’elle est analphabète et décide de l’instruire. L’apprentissage se révèle plus difficile que prévu.
Frédérique : "Une écriture simple, une plume efficace"

« Le bonheur des Belges » de Patrick Roegiers, écrivain belge né en 1947, homme de théâtre et ancien critique photographique
En une langue tour à tour picaresque, cruelle, mélodieuse et torrentueuse, ce roman évoque l’histoire de la Belgique depuis 1830 jusqu’au XXIe siècle à travers les tribulations d’un héros de 11 ans, sans prénom ni parents.
Sylvie : "Livre très poétique, musical, c'est une belle balade, un pur bonheur"

« Léon et Louise » de Alex Capus, journaliste et romancier franco-suisse né en 1961
Léon et Louise n’ont pas vingt ans lorsqu’ils se rencontrent dans un petit village français vers la fin de la Première Guerre mondiale. Connus, reconnus, perdus de vue, séparés par les hasards de l’Histoire et les vents contraires du destin, les deux jeunes gens ne s’oublieront jamais.
Corinne : "Un livre plein de fraîcheur, tendre, un vrai régal"


« Fantôme » de Jo Nesbø, musicien, auteur-interprète, journaliste économique norvégien né en 1960 ; son septième roman Le bonhomme de neige, devrait être porté à l'écran
Pour sa neuvième apparition, l’inaltérable Harry Hole revient de son exil hongkongais pour tenter de résoudre une affaire qui le touche de près. En effet, Oleg, le fils de Rakel, l’amour de sa vie, est accusé du meurtre de Gusto, un dealer avec lequel il trainait depuis quelques années. Toutefois, au fur et à mesure qu’il avance dans son enquête, Hole met à jour de nombreuses collusions entre services de police, politiques locaux et un mystérieux trafiquant de drogue surnommé Dubaï. Ce faisant, il perturbe un fragile équilibre et devient lui-même une cible à abattre.
Line : "L'enquêteur principal est un personnage attachant, qui nous fait découvrir le milieu des bas-fonds"

« Les désorientés » de Amin Maalouf, écrivain libanais né en 1949, membre de l'Académie Française et de la comédie française
Cela fait vingt-cinq ans qu’Adam n’est pas retourné dans son pays natal. Vingt-cinq ans qu’il vit à Paris, où il est un historien reconnu.
Une nuit, il est réveillé par la sonnerie du téléphone. L’appel vient du pays où il est né et où il a grandi. L’un de ses plus proches amis de jeunesse est à l’agonie. Il s’appelle Mourad, et avant de mourir, il voudrait revoir Adam, avec lequel il est brouillé depuis toutes ces années.
Alors, sans réfléchir, Adam prend le premier avion. Après des décennies d’absence, le revoici au pays de ses origines, un pays d’Orient aux montagnes couleur de lait. Ce grand intellectuel qui avait choisi l’exil retrouve soudain les lieux et les gens qu’il avait quittés sans se retourner. Peu à peu, le passé refait surface. Adam se souvient de Naïm, de Bilal, d’Albert et de Ramez, il se souvient des nuits passées à débattre passionnément, il se souvient de la guerre.
Dominique : "Récit à la 1ère personne et à la 3ème personne"

« Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin, voyageur, médecin, écrivain et diplomate français, membre de l'Académie française, ancien directeur d'Action contre la faim, il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie
Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond 'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.
Marie-Claude : "une livre sur la quête de la vérité, livre très bien écrit"

« Le liseur du 6h27 » de Jean-Paul Didierlaurent, romancier et nouvelliste français né en 1962, prix Hemingway à deux reprises
Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d'une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine ...
Martine : "Livre poétique, sur les mots, très agréable à lire"





Coups de cœur du café littéraire d’Auzielle
Du 26/02/2015

« Rien que la vie » de Alice Munro, auteur canadien né en 1931, Prix Nobel de littérature en 2013
Un recueil de treize nouvelles dans lesquelles l'auteur met en scène ces instants de non-retour qui influent sur nos vies : une jeune femme qui s'enfuit de chez elle, un père qui est rongé par un désir inconvenant, une mère qui délaisse son enfant...
Frédérique : "On a l'impression de lire à chaque nouvelle un roman"

« Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur » de Christine Orban, auteure et critique littéraire française née en 1954
Quelques années après sa répudiation, Joséphine la femme volage et dépensière pour certains, la bonne étoile de Bonaparte pour d'autres, blessée, humiliée, prisonnière du tourbillon dans lequel la douleur la tient, se décide à lui écrire alors qu'il est exilé à l'île d'Elbe.
Entre culpabilité et force d'âme, Joséphine se demande comment ils en sont arrivés là et retrace les épisodes les plus déchirants de leur histoire. Un destin commun interrompu un soir aux Palais des Tuileries lors d'un dîner en tête à tête, quand Bonaparte au nom de la raison d'état s'oblige à renoncer à ses plus chères affections. 
Geneviève : "On ressent la souffrance de cette femme, écriture pleine de justesse et de finesse"

« La horde de contrevent » d'Alain Damaso, écrivain français né en 1969, Grand Prix de l'Imaginaire 2006 pour La Horde de Contrevent
Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.  
Loïc : "On suit les points de vue de chaque personnage, et chaque personnage a une façon particulière de s'exprimer"


« Romain Gary » de Dominique Bona, auteure et journaliste française née en 1953, élue à l'Académie Française en 2013
Cette première grande biographie de Romain Gary éclaire les mille facettes de celui qui fut l'auteur d'une des plus belles mystifications littéraires de tous les temps : Emile Ajar.
Il y eut l'enfant juif, pauvre, né à Moscou en 1914, l'adolescent ambitieux qui se fit connaître de Kessel et de Malraux, le soldat de De Gaulle, aviateur dans les Forces françaises libres, le diplomate qui sillonna l'Europe avant de conquérir l'Amérique, le Consul général de France à Los Angeles, le mari de Jean Seberg.
Gary, deux fois prix Goncourt, resta toujours obsédé par la recherche lancinante du dépassement de soi-même. Il fut un homme de vastes ambitions et de grandes passions, un artiste dans son siècle et un magicien du rêve.  
Suzanne : "Personnage fort intéressant, très bonne biographie"

« Le cercle des femmes » de Sophie Brocas, auteur française
Lia vient d'avoir vingt ans. À la mort de son arrière-grand-mère, elle se retrouve dans sa maison de famille, dans les Landes, avec sa mère, sa grand-mère et la meilleure amie de la défunte. Durant ces quelques jours de funérailles, de deuil et d'intimité partagée, vient le moment d'échanger ses souvenirs, mais aussi de mettre de l'ordre dans les affaires de l'aïeule. Lia découvre à cette occasion des carnets de notes et des lettres soigneusement consignés dans une boîte à chaussures. À sa grande surprise, ces écrits relatent une version bien différente de la disparition du mari de son arrière-grand-mère que celle racontée depuis toujours dans le cercle familial.  
Line : "L'étude des personnages est très intéressante, écriture simple, écriture qui vient du cœur"

« Les lauzes de Jujols » de Gerard Muller, écrivain français né en 1944
Gilles est animateur social et culturel en banlieue parisienne. Il vient de vivre un épisode dramatique. Pour tenter de se changer les idées, il décide, pendant ses vacances, de visiter à pied la région du Conflent dans les Pyrénées-Orientales. Il découvre, dès la première journée de randonnée, au détour du chemin, un village abandonné et maudit : Jujols, en face du Canigou. Séduit par le charme du petit bourg, il décide de s'y installer pour tenter d'y fonder une auberge et un gîte, malgré la réputation sulfureuse des lieux. Une jeune SDF rencontrée sur les trottoirs de Perpignan va l'aider dans sa tâche, rejointe par un charpentier Compagnon du Devoir. Ensemble, ils vont entreprendre la réhabilitation de la commune dont le passé douloureux ressurgit à mesure des travaux, leur mettant des bâtons dans les roues.
Dominique : "Présentation de cet auteur d'Escalquens, un retraité de 62 ans, roman très agréable à lire"

« 50 nuances de Grey » de E.L. James, auteure anglaise née en 1963, en 2012 le magazine "Time" la place dans les 100 personnes les plus influentes du monde
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.
Naïve et innocente, Ana ne se reconnaît pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…  
Joëlle : "Livre très grand succès mondial, hormis les scènes érotiques, c'est une histoire malgré tout à l'eau de rose"

 

lundi 29 septembre 2014

Naissance





A Auzielle, un café littéraire vient de naître.


Il a lieu dans les locaux de la bibliothèque de 14h30 à 16h30 le dernier jeudi du mois à l'initiative de la bibliothécaire, Joëlle Henry, qui est vraiment plus que sympathique.

Je la cite "Les personnes intéressées viendront partager leurs "pépites littéraires", parler avec conviction des livres qu'elles ont aimés, puis la discussion peut évoluer et ouvrir su des débats en fonction du thème du livre"

mercredi 24 septembre 2014

Cinéma

Pour les adhérents du CCAS d'Escalquens
Gemma Bovary au cinéma Studio 7, jeudi 25 septembre 2014


mercredi 19 juin 2013

Interview de Pascal Dessaint par Marie-Claude

Marie-Claude est allée à la découverte de Pascal Dessaint de passage dans notre ville.
Elle a osé et nous livre une interview sensass. Bravo !




Avec Marie-Claude ! (A la librairie Escalire)



BIOGRAPHIE


Il est né en 1964 et partage sa vie entre le nord de la France et Toulouse où il vit aujourd'hui. Passionné par l'écriture très jeune, son père, ouvrier, disait qu'il n'écrivait que des mensonges. Sa mère, elle, disait que lire rendait moins bête. Il écrit son premier roman l'année de son bac. Il lui faudra dix ans pour être publié. Aujourd'hui les éditions Payot&Rivages publient ses romans et ses chroniques.
Ses romans ont été récompensés par plusieurs prix importants dont le Grand Prix de la littérature policière  pour Du bruit sous le silence, le Grand Prix du roman noir français du Festival de Cognac  pour Loin des humains et le Prix Mystère de la Critique pour Bouche d'ombre et Cruelles Natures.



MAINTENANT LE MAL EST FAIT

Résumé : Une bande de copains, 12 adultes, parfois adolescents dans leur comportement, prennent tour à tour la parole, exprimant leur ressenti à la suite de la mort de l'un d'entre eux, Bernard, suivie de la disparition troublante de Serge, son meilleur ami. Ces deux événements bouleversent la vie du groupe. L'histoire débute par une dispute sévère entre les deux futurs morts : Bernard et Serge. Comme dans une pièce de théâtre, les personnages entrent en scène et racontent leur perception des faits avant, pendant et après l'enterrement de Bernard et le suicide de Serge. Cette petite communauté d'hommes et de femmes, à la sexualité exacerbée, s'aiment, se haïssent, se trompent, boivent, trop parfois, se chamaillent. Dès la première ligne du livre, Edith raconte l'issue de l'histoire : Serge s'est jeté du haut de la falaise "poussé par des mains invisibles". Ils culpabilisent tous mais restent soudés autour de leurs morts. Au-delà d'un roman sur l'amitié et les risques qu'elle fait courir, il est également question des rapports complexes que les hommes entretiennent avec la nature.


INTERVIEW

MCC : J'ai compté le nombre de fois que vous donnez la parole aux personnages. Marc est le personnage qui s'exprime le plus. Elodie ne s'exprime jamais, pourquoi?
PD : RIRE… Et oui…
Il y a une rythmique particulière, une entrée en scène et une sortie de scène qui n'est pas forcément sous mon contrôle entier. Ça résulte d'une combinaison, d'une logique du récit. Est-ce qu'Elodie n'avait pas sa place au titre de personnage principal, sans doute, mais elle est très présente par ailleurs. Compte tenu de son tempérament, elle est suffisamment présente pour que, en plus elle ne prenne pas la parole. Ce n'était pas un personnage positif que j'avais envie de développer d'autant plus que j'ai développé pas mal son mari Bernard. Ensuite lorsqu'elle prend en main les affaires de la famille, elle est très présente et essentielle dans le processus dramatique du récit car elle est déterminante par la relation avec sa fille adolescente et le fait qu'elle soit présente le jour de la mort de son mari. Mais ça ne relève pas de la mathématique, je n'ai d'ailleurs pas compté le nombre de fois que les personnages prennent la parole.

MCC : Moi, si. Par exemple, Marc parle 6 fois.
PD : Marc, c'est mon préféré.

MCC : Comme dans une pièce de théâtre, les personnages entrent en scène. Lors de l'écriture de votre livre, est-ce que ce sont les évènements qui ont primé et ordonné l'ordre d'entrée en scène des personnages ou est-ce la personnalité de chacun qui a façonné ce sociodrame? 
PD : C'est toujours curieux, comment ça se met en place. Il y a un personnage qui est la première voix et qui est déterminante. Le premier personnage donne la tonalité. Donc, le personnage créait de l'action, l'action transforme le personnage. On ne peut pas dire que c'est l'un ou l'autre … Tout est mêlé mais les personnages sont quand même déterminants.

MCC : Il semble que pour vous la femme est une énigme. Vous avez écrit "un problème qui peut trouver une issue dans l'acte sexuel ? "
PD : J'ai écrit, ça moi ?...

MCC : Marc dit: "La femme est  supérieure à l'homme" 
PD : Elle a une certaine supériorité dans la maitrise de ses sentiments déjà. Les forces sont variables selon les tempéraments. Il y a des hommes qui sont mentalement extrêmement puissants, on parle là d'une puissance spirituelle, culturelle, intellectuelle. Il faut reconnaître que les femmes ont beaucoup plus d'atouts et un sens de la nuance beaucoup plus fort.

MCC : Paradoxalement, il semble que pour vous, les hommes ont des sentiments plus sincères entre eux : amitié ou haine. L'amitié d'une femme est-elle toujours feinte?
PD : Ah, non… ca c'est votre ressenti. Entre Garance et Elsa il y a une réelle d'amitié. C'est quand même une amitié ambiguë, comme peut l'être une amitié virile entre hommes. Il y a toujours une lisière entre l'amour et l'amitié. Ce sont des personnages très complexes dans leurs sentiments, dans leur construction mentale. Dans un livre comme ça, un psychodrame, ma volonté est de révéler toute la complexité de l'humain. Si mes personnages de temps et temps ont des paroles définitives, ça les regarde ! Je ne partage pas tous les points de vue de mes personnages, heureusement.

MCC : Vous écrivez page 190 : "les amis sont parfois plus redoutables qu'une corde pour se pendre". Mais c'est quoi l'amitié ?
PD : L'amitié vous fait faire des bêtises. Vous pouvez par amitié aller jusqu'au meurtre, pour sauver un être cher. Comme l'amour, d'ailleurs ! Le vrai sentiment est dangereux dans la manière de l'éprouver et aussi dans sa traduction dans la vie réelle.

MCC : La mort rode au fil des pages. Elle semble faire "grandir" Justine après la mort de son père. Elle éveille en elle "des sentiments de colère de vengeance, méchanceté, des envies malsaines… " C'est une réaction propre à la jeunesse ?
PD : C'est une question de tempérament. Justine est très tourmentée. Avec Justine, on est dans une logique de vie. Elle a des tourments comme beaucoup d'adolescents et elle est tout d'un coup confrontée à la mort d'un père qui en apparence n'était pas le père le plus subtil qu'il soit. Mais avec la mort d'un proche on a toujours une transformation de soi. On murit inévitablement.

MCC : Marc termine le livre et l'amour filial semble triompher. L'amour filial serait-il finalement "Le" vrai amour ?
PD : C'est ce qui fait qu'une mère va soulever une voiture lorsqu'elle a son enfant dessous. C'est un père qui se jette à la rivière parce que son fils va se noyer…  C'est ce qui est plus fort que tout. Oui, l'amour filial est l'amour ultime mais il faut être construit comme ça ! Il y a tant de parents qui maltraitent leurs enfants…. L'amour ça s'apprend.

MCC : Avez-vous l'âme d'un bâtisseur comme Bernard ? Ce roman, en particulier, vous permettra-il de "laisser une trace sur la terre, à défaut de la dominer ?"
PD : Oui, on a un peu ce fantasme en tant que créateur de laisser une trace. J'ai appris que je faisais mon entrée dans l'encyclopédie Universalis ; ça me fait plaisir, ça me fait Grand plaisir, même. La confirmation d'un travail accompli, oui, je suis un bâtisseur mais moi c'est l'encre et pas le béton. Mais je suis fasciné par un personnage comme Bernard car c'est un personnage entier et pas méchant.

MCC : Finalement, connaissez-vous le nom de cet insecte qui fascine Serge et qui fait penser à un colibri butinant les géraniums ? Je peux vous le dire si vous ne le savez pas.
PD : RIRE…..
Je suis content, on ne m'avait pas encore posé cette question.
Le jeu, c'est de ne pas donner le nom. C'est important dans la psychologie du personnage de Serge. Il n'est pas dans la désignation des choses ; il collecte, c'est un botaniste, un ornithologue, celui qui est dans cette posture "contemplative", poétique… j'aurais dû le lui demander !
 Oui bien sûr que je connais le nom… Et il y a deux espèces.
C'est Mon sphinx !
MCC : MERCI

Merci à toi Marie-Claude !