Se réunit une fois par mois environ autour d'un livre ou d'un auteur. Soirées à thème, sorties, invitation d'auteurs...
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mercredi 25 mai 2016

23 juin 2016 à Auzielle Brooklyn

Invitation du café littéraire d'Auzielle à voir Brooklyn et en parler après autour de pâtisseries maison.

Brooklyn : Affiche


d'après le livre de Colm Toibin

Merci à Joëlle pour l'invitation

Merci aux pâtissières


samedi 23 avril 2016

24 mai 2016 Neurones et Papilles

Réunis autour de spécialités, nous avons parlé cuisine, recettes, et partagé un fameux repas composé de ce que chacun avait apporté.
Christiane et les plats pied-noir

Michèle et les asperges au saumon fumé



Marie-Claude

Marie-Thérèse et ses mousses (voir recette plus bas)

Une tarte au citron


François, Marie-Claude, Marie-Hélène, Anne , Maria



Mady et les macarons

Marie-Claude et Pierre Ravier et les spécialités de Franche-Comté

Nadine et la paella


Céline et les saveurs de Salammbô

Jacques et la tourte à la viande d'Alsace

Marie-Hélène nous présente Gourmandises de Muriel Barbery

Anne, Jacqueline et NIcole Les Plats d'existence d'Elena Lasida
Recette de la mousse radis-noir et betterave de Marie-Thérèse :
Ingrédients ; radis noir, betterave, œuf, citron, ail moutarde, huile sel et poivre.
La quantité sera selon le nombre de personne. 
Mixer un radis noir (de préférence acheté dans un magasin bio pour la fraîcheur et surtout
pour éviter qu'il soit creux) ajouter un peu de jus de citron,S et P.
Mixer une betterave cuite avec un peu d'ail (selon votre gout)..S et P.
Préparer une mayonnaise avec de la moutarde puis le blanc d’œuf battu en neige (très ferme) S et P.
Terminer en mélangeant délicatement cette mayonnaise par moitié 1) radis - 2) betterave.
Servir sur un lit de salade, mâche, roquette ou autres.

mardi 8 mars 2016

29 mars 2016 Un Jeune Homme d'exception

Un jeune homme d'exception avec l'auteure Dominique Landes



Grâce au style très vivant de Dominique, je me suis attachée au personnage d’Ernest .
Le Paris de la belle époque avec ses inventions, les belles toilettes est très bien décrit
 Paulette 95 ans , une de nos lectrices ,a été  émue par ce livre et nous a livré ses souvenirs de petite fille  de cette  période heureuse , précédant la guerre et dont lui parlait son père.
Ernest était promis à un très bel avenir comme le montre la 1ère partie du  livre mais engagé dans la 1ère guerre comme  lieutenant , il meurt tragiquement en montant à l’assaut à la tête de sa section ,il avait  seulement 27 ans  et la guerre venait juste de débuter  .
Comme Ernest, le grand-père du mari de Anne a été blessé mais  lui en a réchappé avec une mâchoire brisée par un éclat d’obus, on appelait ces blessés de la face les « Gueules cassées » , il a passé deux ans  à l’hôpital du Val- de -Grâce  où il a connu sa femme venue lui rendre visite.
A la 2ème guerre , il a fait de la résistance  ,il a été décoré pour ces faits militaires  .Il a toujours été très discret sur cette période de sa vie à la différence d’autre soldats traumatisés qui avaient besoin d’en parler comme nous le dit Nicole
Francois a retrouvé un carnet de bord d’un chirurgien et Thérèse celui de son grand-père parti en Afrique
Dans ces  carnets , les soldats évoquaient leur quotidien , la dure réalité des tranchées mais aussi comme le fait Ernest  avec beaucoup de poésie, les petits plaisirs, les beaux  paysages rencontrés en particulier celui des Vosges
En écrivant dans ces carnets  ou à leurs  familles ,  les soldats suspendaient  le temps ,exorcisaient leur peur rq : les lettres pouvaient être censurées par leur  hiérarchie 
Ces Poilus boostés par un élan de patriotisme, gardaient espoir car ils pensaient que la guerre allait être courte et faisaient donc preuve d’héroïsme  et de  bravoure , elle durera 4 ans et fit 10 millions de morts et blessés .
De nombreux ouvrages sur cette période se trouvent à la médiathèque d’Escalquens dont la Vie quotidienne des Poilus et Reportages de guerre par des grands noms de la littérature
Corinne nous a conseillé de lire Feu d’Henri Barbusse
Dominique nous a parlé de nombreux films ,  Anne vous conseille un film très émouvant « le cheval de Guerre » ou la guerre est vue à travers le regard d’un cheval qui fait preuve d’héroïsme lui aussi 
A retenir cette phrase de Giono à la fin du livre de Dominique : « toutes les guerres sont inutiles »
Dominique Landes est férue de littérature et d’histoire (elle a passé un DEUG )  ,elle s’intéresse également à la généalogie.
elle est en train d’écrire  son 2ème roman ,  elle aime rencontrer ses lecteurs et avoir leur avis
Anne




hommage à un héros familial: "un jeune homme d'exception"
Dominique Landes habite Castanet. A la retraite, elle a retrouvé dans les tiroirs de leur maison familiale tarnaise la correspondance de son grand oncle, Ernest Barrau  et c'est à partir de ces documents qu'elle a bâti son roman. Dans son livre,  on suit le parcours atypique de ce jeune provincial ambitieux et instruit, qui parallèlement à son ascension professionnelle, profite de la vie trépidante parisienne du début du XX
ème siècle et de ses nombreuses conquêtes féminines.  Le style vivant du roman rend Ernest très attachant. La guerre mettra un terme à tout ça. Officier, il part, enthousiaste comme tous ses camarades sur le front vosgien.  Dans son journal de guerre, retranscrit dans son intégralité, il dépeint cette région et ses habitants comme l'aurait fait un "voyageur" à part que lui y perdra  la vie comme 9 millions de militaires entre 1914-1918. 

Anne, Evelyne, Dominique Landes

Les mêmes que précédemment plus Marie-Thérèse


Avec Paulette, notre doyenne de 95 ans !

Marie-Claude, Christine, Corinne, Thérèse

Nicole, Jacqueline, François, Anne







vendredi 11 décembre 2015

Didier Goupil le 5 janvier 2016

"Journal d'un Caméléon" Extrait

            « L’homme n’existait pas. Estève voulait bien concéder qu’il existait des individus, des créatures. Mais l’homme, non, il ne connaissait pas. Il ne l’avait jamais vu. Il ne l’avait jamais rencontré ni même aperçu. Et pourtant, toute sa vie, on avait tout fait pour le persuader du contraire. A l’école, à l’armée, aux Beaux-Arts encore où on voulait absolument lui faire croire que la Peinture existait toujours, alors qu’il suffisait d’avoir entendu une fois dans sa vie parler de Marcel Duchamp pour savoir qu’elle était morte et bel et bien enterrée depuis des lustres. Son père, sa mère, les femmes qu’il avait aimées, tous avaient voulu qu’ils soient un homme. L’homme, pensait-il, n’existait pas plus que la pipe de Magritte et cet être dont on lui parlait et qu’il aurait fallu qu’il devienne n’était rien d’autre qu’un uniforme qu’on voulait qu’il endosse pour le brider à volonté.
               Ni Dieu ni Maître. Ni humain ni citoyen, proclamait-il, lui qui n’avait jamais voté et s’était servi dans le temps de sa carte d’identité pour confectionner les filtres de ses joints.
               Il aurait bien voulu être un chien ou un cheval. Il aurait même accepté de bon gré une vie de paon, de papillon ou de hérisson. Mais homme, c’est vraiment parce qu’il n’avait pas eu le choix. Il ne s’était d’ailleurs jamais gêné pour l’être le moins possible. Dès la petite enfance, il avait réclamé des crayons de couleur, des gouaches, des feutres, et depuis il consacrait son temps à peinturlurer le beau costume qu’on voulait lui faire porter.
              À la rigueur, le seul rôle qu’il voulait bien accepter de jouer c’était celui d’Arlequin. »

Jacqueline et notre invité Didier Goupil, auteur toulousain

Marie-Claude et Evelyne

Thérèse et Marie-Claude attentives


Public conquis assurément !