Se réunit une fois par mois environ autour d'un livre ou d'un auteur. Soirées à thème, sorties, invitation d'auteurs...

mercredi 6 novembre 2019

NOS COUPS DE COEUR ETE 2019



Le gardien invisible  Dolorès Redondo  auteure espagnole

Premier volet d'une trilogie basque.  





Le cadavre d'une jeune fille est découvert sur les bords de la rivière Baztán dans une étrange mise en scène.
Très vite, les croyances basques surgissent : et si toute cette horreur était l'œuvre du basajaun, un être mythologique ?
L'inspectrice Amaia Salazar, femme de tête en charge de l'enquête, se voit contrainte de revenir sur les lieux de son enfance qu'elle a tenté de fuir toute sa vie durant.
Jonglant entre les techniques scientifiques modernes et les croyances populaires, Amaia Salazar devra mettre la main sur ce gardien invisible qui perturbe la vie paisible des habitants d'Elizondo.

de Christine  A







Et si  Notre-Dame la nuit  Catherine Bessonart 


Un flic, fraîchement divorcé, arrête de fumer. Il s'appelle Chrétien, mais il est athée. Les statues de Notre-Dame sont décapitées. Et bientôt, une jeune femme l'est aussi. Et elle n'est que la première d'une longue série.
Persuadé que toutes ces décapitations sont liées, Bompard désespère de trouver le lien. Très vite, il a le sentiment d'être lié à cette affaire. Ses doutes se confirment quand le meurtrier menace son ex, Mathilde, qui disparaît malgré la protection que Bompard a mise en place pour la protéger. Et si toute cette histoire trouvait sa source dans son enfance ?



Cette première enquête est époustouflante, on dévore ce polar psychologique et on retient notre souffle, jusqu'à ce que le nom du tueur en série soit prononcé. Un grand moment de suspense et de plaisir.







Le suspendu de Conakry de Jean Christophe Ruffin



Jean-Christophe Rufin donne vie à Aurel et nous le présente dans une première histoire. Ne nous y trompons pas : suivre ce anti-héros, au charme désuet est un plaisir de lecture mais aussi un moyen de découvrir les secrets les mieux gardés de la vie internationale.






La mer à l'envers, dernier livre de Marie Darrieussecq 
 La rencontre avec un jeune  refugié.
Rien ne destinait Rose, parisienne qui prépare son déménagement pour le pays basque, à rencontrer Younès qui a fui le Niger pour tenter de gagner l’Angleterre. Tout part d’une croisière, un peu absurde en Méditerranée. Rose et ses deux enfants, Emma et Gabriel, profitent du voyage offert. Une nuit, entre l’Italie et la Libye, le bateau d’agrément croise la route d’une embarcation de fortune criant à l’aide. Le bateau de croisière recueille une centaine de migrants en attendant les garde-côtes italiens. Cette nuit-là, poussée par la curiosité et l’émotion, Rose descend sur le pont inférieur où sont installés ces exilés. Un jeune homme retient son attention, Younès. Il lui réclame un téléphone et Rose se surprend à obtempérer. Elle lui offre celui de son fils Gabriel. Les garde-côtes italiens emportent les migrants sur le continent. Gabriel, désespéré, cherche alors son téléphone partout, et verra en tentant de le géolocaliser que son téléphone s’éloigne du bateau. Younès vie son périple au-delà des frontières. Rose et les enfants rentrent à Paris.

Le fil désormais invisible des téléphones réunit Rose, Younès, ses enfants, son mari, avec les coupures qui vont avec, et quelques fantômes qui chuchotent sur la ligne. Rose, psychologue et thérapeute, a aussi des pouvoirs mystérieux. Ce n’est qu’une fois installée dans la ville de Clèves, au pays basque, qu’elle aura le courage ou la folie d’aller chercher Younès, jusqu’ à Calais où il l’attend, très affaibli. Toute la petite famille apprend alors à vivre avec lui. Younès finira par réaliser son rêve : rejoindre l’Angleterre. Mais qui parviendra à faire de sa vie chaotique une aventure voulue et accomplie ?


L’ OMBRE DU VENT de Carlos Ruiz Zafon.

C’est un récit fantastique où les mystères s'emboitent comme des poupées russes. Il évoque les émois de l'adolescence. Le narrateur, Daniel Sempere, est un adolescent emmené par son père, libraire de métier, dans un lieu insolite et magique où sont conservés (préservés) tous les livres destinés au pilon. Ce cimetière, ce sanctuaire du livre est appelé le cimetière des livres oubliés. C’est un labyrinthe de corridors et galeries, où il vaut mieux être accompagné pour ne pas s'y perdre. Seuls quelques privilégiés ont droit d'y pénétrer et de choisir un livre. Daniel porte son dévolu sur l'ombre du vent, un roman de Julian Carax, auteur inconnu, publié en 1935, aux éditions Cabestany. L'enfant se plonge avec ferveur dans la lecture de ce roman pas à pas, le récit se démultiplie en 1000 histoires et va ouvrir le chemin de son cœur. Cette lecture accompagnera le jeune garçon tout au long de sa vie. Daniel Sempere n'aura de cesse de retrouver Julian Carax, l'auteur présumé mort, ainsi que son œuvre. Les intrigues et espoirs de Daniel enfant puis adolescent et enfin adulte, y sont dépeints de façon chirurgicale. On est dans l'après guerre civile, à Barcelone où les haines rodent toujours. 









Impossible de résumer 530 pages en 10 lignes. Le rythme est soutenu. Le vocabulaire choisi. Les rebondissements spectaculaires. Avec ce roman, on ne s’ennuie pas, nos attentes sont délicieusement comblées et c'est tant mieux, car chacun sait que l'attente est la rouille de l'âme.
Carlos Ruiz Zafon est un auteur espagnol né en 1964 à Barcelone. A 14 ans, il écrit son premier roman. Avec l'ombre du vent, il obtient de nombreux prix, et connait la notoriété.
Marie-Claude C





le vent reprend ses tours de Sylvie Germain


C'est l'histoire d'un gamin parisien Nathan, qui mène une vie fade et morose, auprès d'une mère peu aimante.
Dans la rue, il rencontre un saltimbanque tzigane d'origine, plein de fantaisie, dénommé Gavril, cette rencontre transforme l'enfance du gamin par un enchantement plein de poésie et de fantaisie.
Un beau jour, Gavril disparaît. Nathan le recherche, notamment dans les hôpitaux. Devenu adulte, Nathan découvre, dans un abribus un avis de recherche concernant Gavril. Nathan n’ayant jamais voyagé, part à sa recherche. Il se rend en Roumanie où Gavril a vécu les drames de la guerre et de l'après-guerre. Ce voyage à la recherche de l'ami saltimbanque, va l'élever vers une pleine liberté. 



L'écriture de Sylvie Germain est poignante, entre la fiction et l'histoire pour mieux traduire la complexité des émotions, donne à des vies en apparence ordinaires, une dimension unique.
Sylvie Germain naît, en 1954 à Châteauroux. Etudes de Philo, auprès du grand philosophe Lévinas. Thèse de doctorat sur le visage humain. Elle travaille au ministère de la culture, elle publie son premier roman le livre des nuits, un grand succès.
Elle part vivre à Prague (1986-1993) où elle enseigne la philosophie et le français au lycée français. En France, elle vit entre Paris et la Rochelle.
Son roman Magnus obtient le prix goncourt des lycéens en 2015.
de Nicole




Quand l'empereur était un dieu de Julie Otsaka.



En 1942 après Pearl Harbor, les japonais qui vivaient aux Etats Unis sont considérés comme ennemis.
Une famille va changer brutalement ses habitudes, les enfants se disent chinois, la mère modifie la gamelle des enfants : fini le riz !
Mais le père est arrêté (il quitte le domicile en pantoufles et sans son chapeau, le fils en gardera ce souvenir). La mère et les deux enfants sont déportés dans un camp de concentration du désert de l'Utah. Julie Otsaka s'inspire du vécu de ses grands-parents et nous fait vivre avec beaucoup de pudeur le départ, l'exil et le retour. Un court livre intéressant. Autre roman : certaines n'avaient jamais vu la mer prix Femina 2012, où elle relate des évènements antérieurs, le voyage de jeunes japonaises pour l'Amérique, pour épouser des japonais en exil.
Marie-Rose


BIO : Née en France d’une mère juive tunisienne et d’un père français catholique, Magali Sauves travaille dans le domaine de l’éducation à Montréal.
160 rue Saint-Viateur Ouest est son troisième roman.

L’histoire tumultueuse de Mathis Blaustein, Juif hassidique élevé dans le quartier du Mile-End à Montréal. Renié par sa famille et sa communauté ultra-orthodoxe et à cause de son homosexualité, Mathis va devoir tracer son chemin. Seule Yocheved, sa mère, continue à le fréquenter clandestinement. Lieutenant de la Sûreté du Québec, il mène une enquête sur la mort suspecte de l’ingénieur Georges Jalabert qui, par ses rebondissements, le conduit à fouiller dans l’histoire cachée de sa famille. 

Au sein de ces familles nombreuses de la communauté juive ultra-orthodoxe, les femmes ont parfois jusqu’à 10 enfants, l’interprétation stricte et littérale des textes sacrés devient un mode de vie et devient un comportement. On se marie entre juifs hassidiques, on travaille dans des jobs propres aux communautés hassidiques, etc. À moins d’en sortir, on ne fait pas ce qu’on veut, raconte Sandrine Malarde selon qui, pour certains, tout cela relève de la coutume informelle, pour d’autres, cela émane de véritables textes de lois.
Les femmes, quant à elles, s’en tiennent à un code de modestie plus ancré et plus strict que celui des hommes : pas de pantalon (jupe sous les genoux), manches longues, pas de décolletés, perruques ou crâne rasé avec turban. A cela s’ajoute l’obligation de se raser les cheveux ou de couper ses cheveux très courts, le jour du mariage. Les cheveux ont toujours été considérés comme sexuellement provocants, c’est le cas pour d’autres religions aussi. Cela peut également faire écho à la mémoire de l’holocauste où, pour les humilier, on rasait la tête aux hommes et aux femmes juifs, nuance l’auteure française. Pour les hommes, le chapeau obligatoire va déterminer à quel groupe ils appartiennent, chaque détail compte.
Enfin, si vous vous demandez encore ce que peuvent bien symboliser les papillotes de cheveux que les hommes juifs hassidiques arborent fièrement, la réponse est simple : cela représenterait les canaux de Dieu, la rigueur d’un côté et la bienveillance de l’autre. C’est leur manière de rester connectés à Dieu.
de Michelle M

l’infortunée de Welsey Stace,  

 Ce roman a une genèse étonnante.
Son auteur, Welsey Stace, davantage connu sous son pseudonyme de John Wesley Harding, est un gentleman anglais sorti de Cambridge ayant décidé de se livrer à sa passion pour la musique folk en s’exilant aux Etats-Unis. La réussite sur le chemin, il a laissé son empreinte dans le monde musical, en accompagnant  Bruce Springsteen.
De concert en concert, une chanson, surtout, suit Harding de manière de plus en plus obsédante : « Miss Fortune ».
Cette chanson demande d’être développée, écrite, racontée, et de briser la limite des quelques vers accordés.
Wesley Stace décide d’en faire un livre, Missfortune.


Début du XIXe siècle. Dans des circonstances scabreuses, un nourrisson est abandonné sur un tas d’ordures. Découvert par un richissime Lord anglais, Geoffroy Loveall, le bébé est recueilli et sauvé d’une mort certaine.
Geoffroy Loveall est un homme malheureux, perturbé, en deuil éternel depuis le décès de sa jeune sœur Dolores. Cloîtré depuis des années, incapable de nouer des liens sociaux, Geoffroy était voué à n’avoir aucune descendance. Ce nourrisson est une aubaine : enfin, une petite fille, une nouvelle Dolores pour égayer ses jours ! Sauf que… le bébé est un garçon.
Incapable d’accepter cette réalité, le fragile Geoffroy Loveall élèvera l’enfant comme une fille, Rose.
Même si l’amour ne manquera jamais à son enfance, Rose finira par s’apercevoir que quelque chose la rend différente. Wesley Stace a également, suite à ce roman, créé un groupe de chanteurs a capella, The Love Hall Tryst, avec lequel il a conçu un album de vieilles ballades folks.

Ceci est un résumé d’un roman long et fourni qui, de questionnements en souffrances, d’exil en acceptation, a encore bien des choses à offrir et à révéler au-delà de ces quelques lignes de présentation.

Je ne fais donc pas partie des fans absolus de ce livre accueilli avec un énorme succès à sa sortie, mais j’ai néanmoins passé un très agréable moment.
On est baladé, on se laisse raconter, on y trouve qualité, intelligence, écriture fluide et excellente construction.


Les victorieuses de Laetitia Colombani
 A 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d'avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, elle s'effondre. C'est la dépression, le burn-out. Tandis qu'elle cherche à remonter la pente, son psychiatre l'oriente vers le bénévolat : sortez de vous-même, tournez-vous vers les autres, lui dit-il. Peu convaincue, Solène répond pourtant à une petite annonce : "association cherche volontaire pour mission d'écrivain public ".
Elle déchante lorsqu'elle est envoyée dans un foyer pour femmes en difficultés. Dans le hall de l'immense Palais de la Femme où elle pose son ordinateur, elle se sent perdue. Loin de l'accueillir à bras ouverts, les résidentes se montrent distantes, insaisissables. A la faveur d'un cours de Zumba, d'une lettre à la reine d'Angleterre ou d'une tasse de thé à la menthe, Solène va découvrir des femmes aux parcours singuliers, issues de toutes les traditions, venant du monde entier. 

Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va se révéler étonnamment vivante, et comprendre le sens de sa vocation : l'écriture.
Près d'un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Capitaine de l'Armée de Salut, elle rêve d'offrir un toit à toutes les femmes exclues de la société. Sa bataille porte un nom : le Palais de la Femme. Le Palais de la Femme existe.
Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leurs misères, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.
La vie de ces deux femmes se rejoignent dans ce foyer de femmes, un peu comme la tresse.


les 4 saisons de l’été  de Grégoire Delacourt
Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.

Quatre saisons, quatre histoires d'amour. Toutes reliées entre elles.
Il y a Louis, un ado de 15 ans, ami de Victoire, cette jeune fille aux cheveux dorés et aux yeux d'émeraude. Louis qui rêvait d'être bien plus que son ami.
Il y a Isabelle, quittée par son mari et qui a connu l'amour en la personne de Jérôme alors qu'elle n'avait que 15 ans. Son premier amour et son premier grand chagrin d'amour.
Il y a Monique, 55 ans, qui demain sera Louise et qui est venue découvrir de nouveaux émois passionnels et charnels.
Il y a Rose et Pierre, toujours aussi amoureux au bout de 50 années de mariage. Eux veulent figer leur amour dans le temps.
Et il y a le Touquet et la plage, le 14 juillet, le dernier du siècle, son feu d'artifice et son bal, Francis Cabrel et son hors saison et l'amour. 






Dans ces quatre récits qui s'entremêlent délicatement, l'auteur pose un regard tendre et doux. Il décrit avec précision et finesse les relations hommes/femmes. Les fleurs ont une place importante, elles donnent le titre de chaque nouvelle et permettent d'exprimer des sentiments que l'on ose avouer. Porté par une écriture riche et très poétique, ce roman clame haut et fort les couleurs de l'Amour.




Le cœur cousu  de Carole Martinez    Prix des Lycéens 2007



"Ecoutez, mes sœurs ! Ecoutez cette rumeur qui emplit la nuit ! Ecoutez le bruit des mères! Des choses sacrées se murmurent dans l'ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, les odeurs d'épices, la magie et les recettes se côtoient. Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, larmes de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées. Onctueuses larmes au palais des hommes ! "

Frasquita Carasco éveille dans son village du sud de l'Espagne, une réputation de magicienne ou de sorcière. Ses dons se transmettent aux vêtements qu'elle coud, aux objets qu'elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu'elles faneront sous le regard jaloux des villageoises. Un éventail reproduit avec perfection les ailes d'un papillon, celui-ci s'envolera par la fenêtre. Le cœur de soie qu'elle cache sous le vêtement de la Madone, menée en procession, semble palpiter miraculeusement.

Frasquita a été jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs. Réprouvée par le village pour cet adultère, la voilà condamnée à l'errance à travers l'Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses marmots eux aussi pourvus (ou accablés) de dons surnaturels.





La narratrice Soledad nous conte la vie des femmes espagnoles vivant dans les années 30. On fait la connaissance de Frasquita sa mère, puis ses sœurs, mais aussi son père et son unique frère. Un peu comme une légende, l'auteure nous convie au destin étrange de la famille Carasco, elle a des dons très particuliers offerts par une boîte mystérieuse transmise de génération en génération. Le personnage fort de ce récit est Frasquita la mère, une couturière qui recoud les corps comme elle coud les vêtements et qui un jour fini par quitter son joueur de mari en emmenant ces cinq enfants alors que la révolution gronde. L'auteure met, surtout en avant, la dure condition féminine de l'époque, non bien glorieuse et le courage exceptionnel de ces femmes osant affronter l'indifférence masculine. Mélangeant la poésie et le fantastique, le récit est à la fois fascinant et déroutant. Les portraits décrits par l'auteure sont inhabituels, tantôt obscurs, tantôt merveilleux, l'amour qui unit les sœurs et le frère est particulièrement.touchant.


Une famille comme il faut de Rosa Ventrella

Née à Bari sur la côte adriatique, Rosa Ventrella vit actuellement à Crémone. Elle a travaillé comme éditrice et journaliste. Une famille comme il faut est son premier roman traduit en français.



Dans la ville de Bari, au sud de l’Italie, (le talon de la botte) tout le monde connaît Maria sous le nom de malacarne  (mauvaise chair).

Un surnom que lui a donné sa grand-mère en raison de sa peau foncée et de sa nature impulsive qui la distinguent des filles de son âge. En 1984, Maria a neuf ans et grandit dans une famille pauvre, entourée de sa mère douce mais effacée et de son père violent et autoritaire. C’est auprès  de son ami Michele, lui aussi en retrait de la vie de son quartier, qu’elle trouve refuge.


Entre vieilles rancunes familiales et déterminisme social, Maria va devoir se battre pour s’affranchir et réaliser ses rêves.



OBAMA CONFIDENTIEL de BEN RHODES   10 ans dans l’ombre du président  



Ben RHODES c'était le rédacteur de tous les discours d'Obama. L'auteur raconte la confidentialité avec Barack et sa vie pendant les deux mandats. Un documentaire remarquable. 



COMMENT LA MONDIALISATION A TUE L’ECOLOGIE   
Aurélien BERNIER  


Alors que la mondialisation du capitalisme se met en place grâce à la stratégie du libre échange, l'écologie politique pourrait remettre en cause le productivisme, l'intensification du commerce international et les délocalisations de l'industrie vers les pays à bas coût de main-d'œuvre. Un chapitre traite du libre échange international qui a provoqué un fiasco écologique. 
Très fascinant et profitable ce livre écrit par un chercheur de l'ADEME.






Brûler le Louvre  de Didier Goupil 
que nous avions invité à Escalquens. Recueil de l’œuvre de certains peintres, mis en avant par Didier Goupil : Monet, Roger Cosme Estève.
Enfance de Nathalie Sarraute 
L’auteur raconte, sous la forme d’un dialogue, les souvenirs d’une enfance déchirée par des parents divorcés, une mère peu aimante, se déroulant entre la Russie et la France.
Jacqueline

L’évangile selon Yong Sheng  de Dai Sijie
Dans un village proche de la ville côtière de Putian, en Chine méridionale, au début du vingtième siècle, Yong Sheng est le fils d’un menuisier-charpentier qui fabrique des sifflets pour colombes réputés. Avec son exceptionnel talent de conteur, l’auteur retrace l’histoire surprenante de son propre grand-père, l’un des premiers pasteurs chrétiens en Chine.
Thérèse

L’orpheline des neiges de Marie-Bernadette Dupuy.  saga de 6 volumes
Histoire vraie qui se déroule en 1910,  sur les bords du lac St Jean au cœur de  la foret québécoise. Une enfant est  recueillie par une religieuse. Elle épouse un indien et vit dans une réserve.  Dotée d’une voix exceptionnelle, elle chante pour subvenir aux besoins de sa famille.
Mady
 
Vers la beauté de David Foenkinos
Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée d’Orsay. Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui a choisi de s’effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues. Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à mi-voix au portrait de Jeanne Hébuterne, la fiancée du peintre au destin tragique. Il fuit tout contact social, même si Mathilde ne le laisse pas indifférent. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion. Pour survivre, cet homme a choisi de se tourner vers la beauté.
Paulette


Emilie de La Valette de Gilbert Schlogel
Emilie de Beauharnais, née en 1781, est la nièce de l'impératrice Joséphine. Grande et jolie, elle a 17 ans quand Bonaparte, sans lui demander son avis, la donne en mariage à son fidèle aide de camp, Antoine de Lavalette, pour le remercier des services qu'il lui a rendus pendant la campagne d'Italie. Lorsqu'en 1815, il est condamné à mort, avec les autres opposants à Louis XVIII, Emilie imaginera et mènera à bien une spectaculaire évasion. Elle refuse de rejoindre son mari en exil. En détruisant des archives qu'elle voulait soustraire à la police, elle a découvert les aventures extraconjugales de son époux. Elle tombe amoureuse de celui qui la soignait : Guillaume Dupuytren, sans doute le chirurgien le plus célèbre de son époque. En marge de cette histoire d'amour, au parfum de scandale qui a défrayé la chronique du temps, apparaît un étonnant mystère de trésor disparu. Lavalette a écrit, dans ses mémoires, que l'empereur, en 1812, avant la campagne de Russie, lui avait demandé de cacher dans son château de La Verrière, près de Rambouillet, une véritable fortune : un million six cent mille francs. Une partie de cette somme fut confiée à Eugène de Beauharnais avant les Cent Jours. Mais qu'advint-il du reste ?  Y avait-il un lien entre la relation amoureuse du couple Émilie-Guillaume et la disparition du trésor ? Véritable casse-tête pour le policier Martin Varennes, jeune commissaire pugnace et intelligent chargé de l'enquête et passionnante énigme pour le romancier.
Christiane


 Née d’aucune femme de Franck Bouysse
C’est le récit à plusieurs voix de la vie d’une très jeune paysanne vendue à un horrible maître des forges. Elle vit l’enfer et découvre l’amour avec un étrange jardinier.Chaque personnage participe à cet opéra terrible et grandiose.
Marie-Thérèse


Le livre d’Hanna  de Géraldine Brooks
Une jeune australienne, restauratrice et passionnée de manuscrits anciens part à la recherche d’un  manuscrit hébreu, ressurgi des Balkans en ruine.

Une chanson pour Ada de Barbara Mutch
Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, le destin remarquable de deux  femmes unies par une amitié défiant toutes les barrières culturelles, générationnelles et raciales.
Michèle

La création du monde de Jean d’Ormesson
Quatre amis se retrouvent tous les ans, quelques jours sur une île méditerranéenne. L’un d’eux apporte un carnet avec des réflexions sur Dieu et la création du monde.Ils décident d’en lire chaque jour, quelques pages et de donner leurs impressions. 
7 jours ,7 chapitres.
Michel
 
Ma vie de Pingouin de Katarina Mazetti
Deux croisiéristes filent vers l’Antarctique. Lui a élu les icebergs comme lieu idéal pour mettre fin à ses jours, elle reste d’un inébranlable optimisme malgré le secret qui assombrit sa vie. Sur le navire, une globe-trotteuse septuagénaire répertorie les similitudes entre humains et animaux. Chacun prend la parole à son tour.
Dominique





mercredi 9 octobre 2019




CHANGER L'EAU DES FLEURS






VENDREDI 11 OCTOBRE 2019

14 h 30  salle de la solidarité  ESCALQUENS 

dimanche 11 août 2019

Seul le grenadier de Sinan ANTOON



(rencontre du 19 /03/2019)

Grâce à Céline et son café littéraire axé sur les auteurs méditerranéens, nous avons découvert cet auteur et ce livre magnifique, très bien traduit par Leila Mansour.

Sinan Antoon est né en 1967 d’un père irakien et d’une mère américaine.

Après des études universitaires à Bagdad, il s’installe aux EU où il obtient un doctorat en études arabes et islamiques à Harvard en 2006, il a alors 39 ans.

Poète, traducteur et romancier, il publie en 2010 à 43 ans Seul le grenadier,
 roman qui lui a valu de nombreux prix dont celui de la littérature arabe en 2017, seule récompense française pour la littérature arabe.

C’est un ouvrage qui tient le lecteur en haleine, à travers un dialogue bouleversant et poétique entre la vie et la mort.

Le roman se passe à Bagdad dans les années 1980/1988 pendant la guerre Iran/Irak, le pays est alors sous la domination de Saddam Hussein, à cette guerre se rajoutent des conflits entre Chiites et Sunnites.

Jawad est le fils cadet d’une famille chiite, son père est thanatopracteur, il lave et prépare les morts pour leur enterrement.  Il espère que Jawad prendra  sa succession, aussi il lui  apprend les rites nécessaires à cette fonction mais Jawad  rêve de devenir sculpteur.

Jawad prend des cours d’art plastique et fait la connaissance de Rim, jeune femme  dont il fait une très belle description à la manière d’un sculpteur, mais pour s’en sortir financièrement, il doit abandonner son rêve et devient peintre en bâtiment.

En 2003, à la mort de son père alors que les bombes américaines s’abattent sur Bagdad, que les corps déchiquetés s’entassent, il est obligé de renoncer définitivement à son rêve de devenir artiste pour reprendre le métier de son père, thanatopracteur.

Il n’oubliera jamais Rim qui s’éloigne de lui sans explications. Un jour, il reçoit une lettre émouvante d’elle qui lui apprend qu’elle est atteinte d’un cancer généralisé et celle-ci coupe tout contact, malgré son amour pour lui.

Pourquoi ce titre Seul le grenadier ? 

Dans la cour attenante à la salle où travaillait son père, poussait un grenadier nourri par l’eau  s’écoulant du lavage des corps décédés. Une rigole conduisait l’eau qui s’écoulait depuis la salle des lavements jusqu’au pied de l’arbre.

Le grenadier était l’incarnation de la vie qui renait après la mort.

Citation de l’auteur :   « Je croyais que la vie et la mort étaient deux mondes différents, je sais maintenant qu’elles sont étroitement unies, elles se sculptent l’une et l’autre, l’une boit dans le verre de l’autre ; mon père le savait, le grenadier le sait parfaitement aussi. »

« Mon cœur est devenu une grenade desséchée. »  


Ce livre pose aussi  la question de comment échapper à son destin. Il a beaucoup plu à l’ensemble des lecteurs, il montre l’importance  et le respect d’un rituel autour de la mort et l’écriture est très poétique.

lundi 24 juin 2019

Colette, romancière, actrice et journaliste






Nous avons retrouvé les pensionnaires des 13 vents Le mardi 7 mai 2019 autour de Colette, écrivain connu de tous.

Fille de Sido et du capitaine Colette, dont elle fera son nom d’écrivain, elle est née en 1873 en Bourgogne , elle en gardera l’accent et l’allure provinciale. Son amour de la campagne lui fournira le meilleur de son inspiration.

Elle se laisse séduire par Willy,  journaliste et auteur de romans futiles, qu’elle épousera à 20 ans.

Celui-ci l’encourage  à écrire, sous son nom,  la série des ‘’Claudine ‘’ (1901-1903) dont il s’attribue le succès mais qu’elle revendiqua ensuite et qui  la rendra célèbre et lancera la mode du col ‘’Claudine’’.

Elle se sépare de Willy, car elle découvre ses infidélités  et pour gagner sa vie, elle devient comédienne et danseuse de music- hall.

Colette  a alors une relation amoureuse de six ans avec la marquise de Morny (d’allure masculine) qui l’aide financièrement et la soutient moralement.

A 37 ans, elle épouse Henri de Jouvenel, directeur du journal ‘’Le Matin’’, dont elle aura une fille surnommé ‘’Bel Gazou’’.

Devenue elle-même directrice du journal, elle rencontre de grands auteurs comme Proust et Carco.

Suite à une relation avec le fils d’Henri de Jouvenel, elle écrira ’’Chéri’’ une histoire d’un amour entre une courtisane et un jeune homme, adapté superbement au théâtre et au cinéma et ‘’la Maison de Claudine’’ et ceci  sous son propre nom.

A 50 ans, elle trouve l’apaisement auprès de son dernier mari, Maurice Goudeket, elle revient alors à l’évocation de son enfance dont elle garde de merveilleux souvenirs et à son univers familier dans ‘’Sido’’, sa mère qu’elle idolâtrait.

Les succès littéraires de sa maturité ont souvent provoqué des scandales, voir ‘’Chéri’’ (1920) ,’’le blé en herbe’’ (1923 ,elle  a 50 ans ) etc…

Membre du jury de L’académie Goncourt en 1945, elle est ensuite élevée au grade de Commandeur de la légion d’honneur en 1952, année où elle écrit son dernier roman ‘’Le fanal bleu‘’.

Colette meurt en 1954, à 81 ans, elle aura des funérailles  nationales et sera inhumée au cimetière du ‘’Père Lachaise ‘’.

L’ouvrage de Colette est peuplé d’animaux qui seront une source d’inspiration :

‘’ La paix chez les bêtes ‘’ (1916) ou encore dans des nouvelles ‘’Les vrilles de la vigne’’ (1908).

Dans la ‘’La chatte’’  Alain vient d’épouser Camille mais aime passionnément  sa chatte qui devient une rivale détestée de Camille. Dans ce roman, Colette fait le portrait de sa dernière chatte de race ‘’chartreux’’,  à qui elle ressemblait par son regard perçant,  très expressif et par son caractère indépendant.


D’ailleurs dans un rôle au  music- hall, elle se déguisa en chatte.


Colette s’intéressa à la femme, ses contradictions, ses états d’âme, son inconscient, très bien analysés dans l’Ingénue libertine qui nous a fait penser à ‘’Belle de jour ‘’ de Kessel.

Rien ne lui échappe : les éléments de la nature autour d’elle, les objets familiers qu’elle personnifie, c’est Sido, sa mère qu’elle idolâtre qui lui a transmis ce pouvoir de s’émerveiller devant les choses simples de la vie et certains de ces romans sont une ode à la nature  comme Pagnol et Giono  ont su également si bien le faire.

Pour illustrer cet amour de la nature, dans ‘’La naissance du jour ‘’, Sido écrit à son gendre,   je n’accepterai pas votre invitation car si je m’absentais pendant que mon cactus rose fleurit, je ne suis pas  certaine de le voir refleurir !

La poésie est présente dans toutes les œuvres de Colette et fait appel à tous nos sens, ses descriptions sont comme des tableaux vivants.

Les lectrices des 13 vents ont donné leurs impressions et fait les réflexions suivantes :

w Marie- Thérèse qui est Bourguignonne comme Colette : elle avait des idées très avancées pour  son époque, on ne la lisait pas au lycée, ses écrits étant trop osés. Les mères s’immisçaient trop dans la vie de leurs filles. J’ai beaucoup aimé ses descriptions de la campagne.

w Marie - Rose a apprécié l’humour de Colette dans la maison de Claudine  et la description de la maison reste sonore et craquante.

w Paulette aime Colette pour sa poésie et les jolis mots utilisés sur ses écritures. Elle exprime bien les sentiments ressentis par ses personnages. A l’âge de 10 ans, j’ai appris à l’école des extraits des ‘’ Vrilles de la vigne’’, souvent donnés en dictée.

 w Geneviève, Michelle et François du café  littéraire ont reproché à Colette un style alambiqué,  complexe et parfois incompréhensible (voir ‘’La naissance du jour’’, ’’Le pur et l’impur ‘’).

w Michelle qui a vu la pièce ‘’Chéri ‘’ a bien aimé cette histoire d’amour passionné entre une femme et son amant, fils d’un de ses amis, cette relation  ne peut durer car Léa réalise qu’elle pourrait être sa mère, elle sera détruite par cette évidence.

w Paulette rajoute que cette histoire lui fait penser à la chanson de Dalida ‘’il venait d’avoir 18 ans’’.

Nous vous recommandons la lecture de ’’Trois femmes, trois destins, trois romans’’ de Sophie  Carquain  qui traite de la relation difficile de Colette, Simone de Beauvoir et Marguerite Duras  avec leur mère.

Pour finir cet après- midi, nous avons visionné un petit documentaire sur Colette dans sa maison à Saint Sauveur en Puisaye (bourgogne).

Pour rester dans une ambiance de campagne et de nature, nous nous rencontrerons autour de l’œuvre de Marcel Pagnol au mois de septembre. 

samedi 4 mai 2019


Mardi 19  Mai 2019

14h 00  

SALLE DE LA SOLIDARITE  ESCALQUENS

  
AUTEUR CHOISI   Eric Emmanuel SCHMITT

&



Mardi 25 Juin

14h 00

SALLE DE LA SOLIDARITE  ESCALQUENS

Victor HUGO à travers l'œuvre de Mr THULEAU 

mardi 2 avril 2019

Yann Queffelec



 Le thème de la mer a servi de décor à notre auberge espagnole du 19 février 2019 consacrée au breton Yann Queffelec, fils de l’écrivain très connu Henri  Queffelec ;  
Yann Q. est né en 1949 à Paris, sa mère jouait  du piano, sa 1ère femme, Brigitte Engerer, était  une pianiste renommée et  sa sœur Anne l’est également.
Amoureux de la mer et de sa Bretagne, il fut moniteur de voile et a navigué avec Eric Tabarly dont il a écrit une biographie.
Sa carrière d’écrivain débute à 32 ans par une biographie de Béla Bartok,  à 36 ans, il reçoit le Goncourt pour ‘’Les noces barbares ‘’(1985) qui a été porté au cinéma.
Ont suivi de nombreux romans dont : ‘’le piano de ma mère’’, ’’L’homme de ma vie’’ paru en 2015 consacré à son père  ’’L’ennemi dans la peau ‘’en 2017.
Il a aussi écrit pour des chanteurs et a composé des poèmes.
Bien que moins nombreux que d’habitude, les lectures étaient variées :
-Evelyne et Marie-Claude C. ont lu ‘’Les noces barbares ‘’ : le jeune Ludo né d’une mère très jeune (13 ans !) vit chez ses  grands -parents, séquestré au grenier, puis en institution pour débiles légers d’où il s’enfuit.
Sa mère le retrouve enfin dans un vieux bateau ou il vit en sauvage  et lui annonce son prochain mariage, il ne peut supporter qu’elle appartienne à un autre et l’étrangle avant de se jeter avec elle dans la mer.
Ces deux lectrices ont apprécié le style de l’auteur malgré le sujet tragique de l’histoire
Marie-Claude a relevé l’opposition entre les deux termes du titre, noces et barbares.
-Thérèse nous a présenté :’’Bretagne, le soleil se lève à l’ouest ‘’ dans lequel l’auteur relate ses souvenirs d’enfance et décrit très bien les paysages bretons.
- Marie-Rose a lu ‘’Ma 1ère femme’’ qui est en fait la mère de Yann Q., et qui a dû renoncer à une carrière de pianiste pour élever ses quatre enfants ; il lui rend hommage dans ‘’Le piano de ma mère’’ comme l’a fait Romain Gary dans ‘’la promesse de l’aube’’.
A la différence de son mari, la mère de Yann croyait en son fils qui voulait devenir écrivain.
-Jacqueline nous a présenté ’’Le recteur de l’île de Sein’’ écrit par Henri Queffelec, son père ; selon son expression, c’est un roman brutal mais poétique.
-Nicole a lu sa dernière œuvre : ‘’naissance d’un Goncourt’’(2018) car elle a connu l’éditrice Françoise Verny devenue une grande amie de yann Q., et dont il fait le portrait dans ce livre.
Elle lui avait dit en 1979 : ’’ Toi, tu as une gueule d’écrivain’’ ; c’est elle qui l’a alors fait connaître.
-Anne et Marie- Hélène ont lu ‘L’homme de ma vie’’ : ce livre auto biographique est le récit de la relation très difficile entre Yann et son père Henri.
‘’tu peux tempêter, papa, me brûler au feu de tes yeux ,  un jour ,je deviendrai toi ; toi et personne d’autre, et surtout pas moi’’ en réponse à ce que son père lui avait dit un jour, enfant : ‘’Toi ,je crois que tu t’es trompé de famille ‘’,ce qui l’avait blessé à mort .
Il semble que ce livre a été un besoin ,nécessaire, pour apaiser cette douleur de l’enfance, être rejeté par son père.
Il faut reconnaître la grande richesse de vocabulaire utilisé par l’auteur ainsi que l’humour qui allège un peu la gravité du sujet.
Cette soirée a été appréciée par tous autant du point de vue culturel que gustatif.
Et un grand merci à Carine que nous avons fait veiller un peu tard.

                                  


''La tête en friche'' de Marie -Sabine Roger à la résidence des 13 vents ( 12/02/2019)


Nous avons retrouvé avec plaisir les lecteurs de la résidence ‘’Les 13 vents’’ auxquels se sont ajoutées de nouvelles personnes.
C’est ‘’La tête en friche ‘’de Marie-Sabine Roger qui était le sujet de notre rencontre.
Michelle, une de nos lectrices, l’a bien connue.
Elle est née à Bordeaux en 1957 et est mère de trois enfants.
Institutrice durant une dizaine d’années, elle se consacre ensuite à l’écriture ; ce qui lui a valu de nombreux prix dont celui des lycéens allemands en 2011 pour ‘’La tête en friche ‘’porté à l’écran par Jean Becker ,avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus, admirables dans ces deux rôles .
‘’Bon rétablissement ‘’a obtenu le prix de l’Express en 2012.
Certains de ses écrits sont destinés aux enfants et aux adolescents :’’les Tartines au Ket-cheupe’’ et ‘’Le quatrième soupirail’’.
Ses romans plein d’originalité et d’humanisme nous offrent des personnages hauts en couleurs.
Elle traite de sujets graves avec verve et humour comme dans ‘’La tête en friche’’ et ‘’Trente- six chandelles ‘’.
La veille de notre rencontre, les résidents ont pu compléter leur lecture par le film de J. Becker présenté par Aline, leur animatrice.
Cette histoire : c’est la rencontre entre Germain, la quarantaine, né de père inconnu et d’une mère qui ne le désirait pas, très frustre et sans véritable éducation  et Marguerite, vieille dame de 85 ans , raffinée et très cultivée .
C’est grâce aux pigeons du square qu’ils font connaissance, elle vient les nourrir et lui vient les compter ; ils se retrouvent ainsi tous les jours sur le même banc et de là va naître une grande amitié.
Marguerite lui fait découvrir le plaisir de la lecture en lui lisant des extraits de livres  qu’elle aime mais aussi en tenant compte de ses goûts : ‘’La peste’’ de Camus, ‘’la promesse de l’aube ‘’de Romain Gary, ’’Le vieux qui lisait des romans d’amour ‘’ de Luis Sepulveda, ’’ L’enfant de la haute mer ‘’ de Supervielle.
Jamais elle ne se moque de son inculture mais au contraire le valorise ; elle lui offre même un dictionnaire.
Germain ,malgré son manque d’éduction ,a certaines connaissances et beaucoup de bon sens ,il a un potager qu’il cultive avec amour et Marguerite ,elle, l’aide à le cultiver lui ,qui a ‘’la tête en friche .
Annette sa compagne, l’encourage dans son apprentissage de la lecture et leur amour se concrétisera dans l’enfant qu’elle attend.
L’amitié a une place importante dans sa vie : il retrouve ses copains au café ‘’chez Francine’’, ce qui compense le manque d’amour maternel et l’amitié de Marguerite le fait grandir et retrouver sa dignité d’homme à part entière ; ils se sont adoptés.
Le contraste de langage entre Germain et Marguerite est très drôle, l’humour de MSR a été très apprécié par les lecteurs, malgré quelques expressions de Germain qui ont choqué des personnes âgées.
Lire du même auteur :’’Trente-six chandelles’’ et ‘’vivement l’avenir’’
Comme chaque fois, à la fin de la rencontre, nous avons partagé un bon goûter.
Le 7 mai, c’est autour des œuvres de Colette que nous nous réunirons.
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