Se réunit une fois par mois environ autour d'un livre ou d'un auteur. Soirées à thème, sorties, invitation d'auteurs...

mardi 8 mars 2016

29 mars 2016 Un Jeune Homme d'exception

Un jeune homme d'exception avec l'auteure Dominique Landes



Grâce au style très vivant de Dominique, je me suis attachée au personnage d’Ernest .
Le Paris de la belle époque avec ses inventions, les belles toilettes est très bien décrit
 Paulette 95 ans , une de nos lectrices ,a été  émue par ce livre et nous a livré ses souvenirs de petite fille  de cette  période heureuse , précédant la guerre et dont lui parlait son père.
Ernest était promis à un très bel avenir comme le montre la 1ère partie du  livre mais engagé dans la 1ère guerre comme  lieutenant , il meurt tragiquement en montant à l’assaut à la tête de sa section ,il avait  seulement 27 ans  et la guerre venait juste de débuter  .
Comme Ernest, le grand-père du mari de Anne a été blessé mais  lui en a réchappé avec une mâchoire brisée par un éclat d’obus, on appelait ces blessés de la face les « Gueules cassées » , il a passé deux ans  à l’hôpital du Val- de -Grâce  où il a connu sa femme venue lui rendre visite.
A la 2ème guerre , il a fait de la résistance  ,il a été décoré pour ces faits militaires  .Il a toujours été très discret sur cette période de sa vie à la différence d’autre soldats traumatisés qui avaient besoin d’en parler comme nous le dit Nicole
Francois a retrouvé un carnet de bord d’un chirurgien et Thérèse celui de son grand-père parti en Afrique
Dans ces  carnets , les soldats évoquaient leur quotidien , la dure réalité des tranchées mais aussi comme le fait Ernest  avec beaucoup de poésie, les petits plaisirs, les beaux  paysages rencontrés en particulier celui des Vosges
En écrivant dans ces carnets  ou à leurs  familles ,  les soldats suspendaient  le temps ,exorcisaient leur peur rq : les lettres pouvaient être censurées par leur  hiérarchie 
Ces Poilus boostés par un élan de patriotisme, gardaient espoir car ils pensaient que la guerre allait être courte et faisaient donc preuve d’héroïsme  et de  bravoure , elle durera 4 ans et fit 10 millions de morts et blessés .
De nombreux ouvrages sur cette période se trouvent à la médiathèque d’Escalquens dont la Vie quotidienne des Poilus et Reportages de guerre par des grands noms de la littérature
Corinne nous a conseillé de lire Feu d’Henri Barbusse
Dominique nous a parlé de nombreux films ,  Anne vous conseille un film très émouvant « le cheval de Guerre » ou la guerre est vue à travers le regard d’un cheval qui fait preuve d’héroïsme lui aussi 
A retenir cette phrase de Giono à la fin du livre de Dominique : « toutes les guerres sont inutiles »
Dominique Landes est férue de littérature et d’histoire (elle a passé un DEUG )  ,elle s’intéresse également à la généalogie.
elle est en train d’écrire  son 2ème roman ,  elle aime rencontrer ses lecteurs et avoir leur avis
Anne




hommage à un héros familial: "un jeune homme d'exception"
Dominique Landes habite Castanet. A la retraite, elle a retrouvé dans les tiroirs de leur maison familiale tarnaise la correspondance de son grand oncle, Ernest Barrau  et c'est à partir de ces documents qu'elle a bâti son roman. Dans son livre,  on suit le parcours atypique de ce jeune provincial ambitieux et instruit, qui parallèlement à son ascension professionnelle, profite de la vie trépidante parisienne du début du XX
ème siècle et de ses nombreuses conquêtes féminines.  Le style vivant du roman rend Ernest très attachant. La guerre mettra un terme à tout ça. Officier, il part, enthousiaste comme tous ses camarades sur le front vosgien.  Dans son journal de guerre, retranscrit dans son intégralité, il dépeint cette région et ses habitants comme l'aurait fait un "voyageur" à part que lui y perdra  la vie comme 9 millions de militaires entre 1914-1918. 

Anne, Evelyne, Dominique Landes

Les mêmes que précédemment plus Marie-Thérèse


Avec Paulette, notre doyenne de 95 ans !

Marie-Claude, Christine, Corinne, Thérèse

Nicole, Jacqueline, François, Anne







lundi 11 janvier 2016

9 février 2016

« Peu importait le fond pour Guylain. Seul l'acte de lire revêtait de l'importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l'étouffait à l'approche de l'usine.»  
Guylain, le héros du livre, est ouvrier dans une usine de traitement et de recyclage de papier. Il abhorre son métier et cette machine, "la chose", sur laquelle il travaille tous les jours. Gloutonne, abjecte, elle avale, pilonne et broie des tonnes de livres pour obtenir une mélasse nauséabonde qui servira à refabriquer du papier.  "la chose était une absurdité qui mangeait avec une gloutonnerie abjecte sa propre merde". Elle est aussi très dangereuse. Elle a broyé les jambes de Guiseppe, l'ancien opérateur en chef, l'ami de Guylain.
Guylain récupère tous les jours, à l’insu de son chef et des caméras de surveillance, des feuilles de papier restées intactes, coincées entre les couteaux broyeurs. Il en fait la lecture, tous les matins, dans le RER de 6h27 qui le mène au travail, aux autres usagers du train , public attentif et fidèle pendant toute la durée du trajet.
Guylain soutient également son ami Guiseppe, anéanti suite à son accident du travail le 16 avril 2002. La "chose" a  broyé les jambes de son ami et les a monstrueusement compactés dans la pâte à papier estampillée sous les n° 67455 et 56 comme si de rien n'était. Guiseppe n'a plus qu'une idée en tête, récupérer tous les livres qui ont été fabriqués avec "cette pâte" lui donnant l'impression de récupérer ses jambes. Macabre consolation! Avec l'aide d'un ami bouquiniste, Guylain récupère tous ces livres, et use d'un stratagème pour que son copain garde toujours l'espoir de vivre, en les lui ramenant au compte-goutte.
Yvon, gardien à l'entrée de l'usine, passionné de théâtre et de poésie, est un collègue et ami de Guylain. Invités à la maison de retraite par des mamies usagères du 6h27, Ils vont ensemble lire et réciter des textes et poèmes apportant un peu de joie et de fantaisie à ces personnes âgées.
Un matin, Guylain trouve par terre dans le train, une clé USB. Celle-ci comporte 72 textes, "miettes de vie" d'une jeune femme anonyme  qui retranscrit tous les jours sur son ordinateur, après son travail, ses états d'âme, ses journées, sa vie.  Comme pour les "élues du jour", 'les peaux vives" ,  il lira aux usagers du 6h27 ces textes si personnels. Avec l'aide de Giuseppe, Guylain retrouve la propriétaire de la clé. Elle est jeune, belle, et dame-pipi dans les toilettes d'un grand centre commercial. Guylain lui renvoie sa clé USB, accompagnée de quelques explications, d'un grand bouquet de fleurs  et de son numéro de téléphone.... Elle l’appellera.

Commentaire:
Ce roman est une ballade, une ode, un hymne à la gentillesse et à l'amitié entre des petites gens qui grâce à Guylain retrouvent une joie de vivre et des moments de bonheur. Le contraste est un effet de style qui va bien au roman. La laideur de l'usine, de la broyeuse gloutonne et abjecte qui vomit une mélasse de papier nauséabonde, se transforme au fil des pages en lumière, en joie pour les auditeurs du liseur, Guylain, puis en beauté et fantaisie grâce à une jeune femme de basse condition sociale,  une "dame-pipi" qui devient la princesse de Guylain. La magie de l'écriture !

Marie-Claude C

vendredi 11 décembre 2015

Didier Goupil le 5 janvier 2016

"Journal d'un Caméléon" Extrait

            « L’homme n’existait pas. Estève voulait bien concéder qu’il existait des individus, des créatures. Mais l’homme, non, il ne connaissait pas. Il ne l’avait jamais vu. Il ne l’avait jamais rencontré ni même aperçu. Et pourtant, toute sa vie, on avait tout fait pour le persuader du contraire. A l’école, à l’armée, aux Beaux-Arts encore où on voulait absolument lui faire croire que la Peinture existait toujours, alors qu’il suffisait d’avoir entendu une fois dans sa vie parler de Marcel Duchamp pour savoir qu’elle était morte et bel et bien enterrée depuis des lustres. Son père, sa mère, les femmes qu’il avait aimées, tous avaient voulu qu’ils soient un homme. L’homme, pensait-il, n’existait pas plus que la pipe de Magritte et cet être dont on lui parlait et qu’il aurait fallu qu’il devienne n’était rien d’autre qu’un uniforme qu’on voulait qu’il endosse pour le brider à volonté.
               Ni Dieu ni Maître. Ni humain ni citoyen, proclamait-il, lui qui n’avait jamais voté et s’était servi dans le temps de sa carte d’identité pour confectionner les filtres de ses joints.
               Il aurait bien voulu être un chien ou un cheval. Il aurait même accepté de bon gré une vie de paon, de papillon ou de hérisson. Mais homme, c’est vraiment parce qu’il n’avait pas eu le choix. Il ne s’était d’ailleurs jamais gêné pour l’être le moins possible. Dès la petite enfance, il avait réclamé des crayons de couleur, des gouaches, des feutres, et depuis il consacrait son temps à peinturlurer le beau costume qu’on voulait lui faire porter.
              À la rigueur, le seul rôle qu’il voulait bien accepter de jouer c’était celui d’Arlequin. »

Jacqueline et notre invité Didier Goupil, auteur toulousain

Marie-Claude et Evelyne

Thérèse et Marie-Claude attentives


Public conquis assurément !

dimanche 22 novembre 2015

lundi 16 novembre 2015

1er décembre 2015

 à la maison de retraite d'Escalquens avec les résidents.

Dans le cadre de la semaine de la solidarité,  nous sommes allés rencontrer les résidents de la maison de retraite de Borde- Haute .
Nous avons été accueillis par Jérôme, l’animateur qui avait préparé cette rencontre ; le livre de Philippe Torreton  ‘’Mémé’’ dont il  leur avait lu quelques extraits était à l’honneur .
Nous étions installés confortablement  dans le petit salon contigu à la bibliothèque
Philippe Torreton, comédien de théâtre et de cinéma , a voulu  à la mort de sa grand- mère, alors qu’il avait quarante ans, rendre hommage  à  sa ‘’mémé’’ à travers ce portrait  tendre et nostalgique.
Ce troisième livre a remporté un franc succès  car chacun de nous a des souvenirs d’une grand- mère.
Lucien, ancien agriculteur, s’est souvenu des doryphores qu’il ramassait dans les champs de pommes de terre  et de sa grand-mère qui n’était pas aussi gentille que mémé !
Yvette,  aveyronnaise, nous a fait revivre les veillées durant lesquelles elle cassait les noix avec un maillet.
Nous avons même chanté ensemble ‘’la maman de ma maman’’ de Didier  Benureau ainsi que  la très belle chanson évoquée dans le livre ‘’la chanson des blés d’or’, dont  Liliane , une autre résidente connaissait les paroles.
Cet échange avec les anciens nous a fait aussi revivre nos souvenirs d’enfance et s’est terminé par un goûter pris en commun.
Nous pensons renouveler cette expérience peut-être avec ‘’les Lettres de mon moulin’’ d’Alponse Daudet .

Anne et Marie-Hélène
 

mardi 3 novembre 2015

3 novembre 2015 à la péniche Salammbo à Montgiscard (31)




Marie-Thérèse et Marie-Hélène

Corinne, Jacqueline et François

Les mêmes plus Marie-Claude

Evelyne et Corinne

Marie-Claude et Pierre à côté d'Anne et Céline


Avec beaucoup d'émotion, nous avons dit au-revoir à Céline qui nous a reçus toutes ces années. Elle et son mari prennent leur retraite et vendent la péniche.

Peut-être que les nouveaux propriétaires garderont l'activité Salon de thé...


Céline et Jacqueline, amies depuis longtemps !