Se réunit une fois par mois environ autour d'un livre ou d'un auteur. Soirées à thème, sorties, invitation d'auteurs...

mardi 28 avril 2015

Dans les pays nordiques avec Sylvain Tesson et Bergsveinn Birgisson


"La lettre à Helga" est le seul roman écrit par Bergsveinn Birgisson, Islandais né en 1971. C'est qu'il n'est pas écrivain, mais docteur en littérature médiévale scandinave... Et c'est une des raisons qui font de ce chaleureux et douloureux roman d'amour un chef d’œuvre car l'auteur, dans un style flamboyant, enrichit de ses vastes connaissances des légendes islandaises, les savoureux récits de son grand-père, agriculteur-éleveur traditionnel au début du 20ème siècle.
    Tout est rude dans cette île volcanique isolée à l’extrême Nord de l'Europe : le sol crouté de lave,couvert d'un immense glacier ; la situation géographique qui entraîne des périodes de nuits sans fin, des froids extrêmes ; la présence de l'eau sous toutes ses formes en permanence.
  Toutes choses qui obligent ses habitants à toujours prévoir et organiser leur vie et qui leur forgent un caractère rude et le sens des responsabilités.
     C'est le cas de l'homme qui, à la fin de sa vie, adresse cette ultime et émouvante "lettre à Helga".
     Bjarni, comme Helga, est éleveur de moutons dans une ferme isolée d'un hameau sur la côte
N.W de l'île. Le mari d'Helga est, en outre, dresseur de chevaux et,à ce titre,s'absente souvent, laissant l'élevage aux soins de sa femme. Bjarni, lui, en plus de son élevage, est chargé du contrôle des provisions de foins pour son secteur, et du contrôle sanitaire des troupeaux.
Travaux dont il s’acquitte, de ferme en ferme, dans le pur respect des traditions. Il est marié à Unnur, une femme froide, rigide, enfermée dans les contraintes  traditionalistes islandaises et qui, de plus, n'a jamais pu avoir d'enfant : à ses yeux, une "tare" qui fait sa honte...
    Un jour où sa fonction le conduit chez Helga, seule dans sa ferme, Bjarni confie ses déceptions conjugales à sa voisine qui, elle-même se sent un peu délaissée....Elle est attendrie par les confidences de Bjarni et lui dit "aime-là à travers moi". L'atmosphère de la grange incite à l'amour. Ils s'abandonnent à leur désir ; et puis, ils renouvelleront souvent ces moments de bonheur où, dit Bjarni : "j'avais pu glisser un œil par l'embrasure du Paradis" jusqu'au jour où Helga apprend à Bjarni qu'elle est enceinte. Un peu de joie pour l'homme dont l'épouse est stérile. Mais tout va s'effondrer !
   Helga ne se sent pas la force de subir, dans le village, la honte d'être enceinte d'un autre homme que son mari. Elle demande à Bjarni de partir avec elle à Reykjavik, où, l'un comme l'autre, ils pourront trouver du travail et commencer une seconde vie. Mais Bjarni a, lui aussi, le sens de l'Honneur : il ne se sent pas le droit d'abandonner sa femme, ni de renoncer à tous les engagements qu'il a pris envers ses ancêtres, et les éleveurs auprès de qui il joue un rôle important. Il restera donc au village. Helga partira seule à la ville. Et son bonheur se transformera en un insupportable chagrin qu'il portera tout le reste de sa vie. Et qu'il raconte dans cette merveilleuse "lettre à Helga", dans un langage fleuri, lumineux, imagé, chaleureux, riche, attendrissant, poétique. Un langage d'une richesse incroyable où Bergsveinn Birgisson nous fait découvrir la vie de l'Islande qui hésite, au début du 20ème siècle, entre la modernisation et ses traditions légendaires si fortes, si solides sur lesquelles elle s'est construite.....
     Un merveilleux voyage littéraire émouvant dans un pays qui ne ressemble à aucun autre. 


Jacqueline





Sylvain Tesson
Né en 1972,
1er tour du monde à 21 ans.
Écrivain et grimpeur
Voyageur. A fait ses études dans un lycée privé ouest parisien. Avait comme copain Ruffin et escaladait chalet de Ruffin à Chamonix.
Dans les forêts de Sibérie, a eu prix médicis essai 2011
Est parti vivre en Russie, près du lac Baïkal
A écrit énormément d’ouvrages
Ce livre : description de ce qu’il fait dans la journée, comme un journal de bord. Boit beaucoup ( !) Est obligé d’aller chercher eau dans lac. Observation d la vie, des traces de pas. A parfois visites, lac complétement gelé en hiver donc on roule dessus.
Ambiance glacée, froid (Michelle) Réflexion philosophique. Il faut des rituels pour survivre. Vocabulaire compliqué : a une grande culture littéraire.
L’Eternel Retour : humour noir, autre livre de Tesson, très bien écrit.
Il arrive à varier l’ensemble de tout ce qu’il fait. Les 6 mois ne sont pas répétitifs.
A beaucoup voyagé, en moto, à cheval. Il est grimpeur de monuments.
Il a perdu beaucoup de choses (comme la femme de sa vie) pendant ses voyages.
« Rien ne vaut la solitude… »
Passage détails sur les insectes et nature en général.
Ses journées sont très occupées et description de la société russe et France.
Bagna russe, salle de bain dans jardin comme sauna.
Solange trouve énumération livres qu’il lit, lassant.
Irkoutz :
Dernier roman : Béréniza où il raconte la route de Napoléon qu’il a fait en side-car.
L’Axe du loup : évadés qui sont allés en Inde et a refait le voyage pour prouver que c’est vrai mais traverser le désert de Gobi sans manger ni boire n’est pas possible.
François trouve qu’il a une personnalité extraordinaire. Son opinion sur les russes ne peut qu’être partielle puisqu’il en a rencontré peu. Ils vivent dans l’instant présent.
Solange : l’Axe du loup, refait le trajet des évadés du goulag jusque Calcutta. Auprès du lac Baïkal, a reçu deux peintres. Site : chemindestoiles où on peut voir les tableaux peints pendant qu’ils étaient là. A relire car il y a beaucoup de choses.
Agaçant tous ces livres qu’il cite. Les goulags étaient nombreux, beaucoup à l’ouest mais pas tant en Sibérie.
Marie-Hélène (Burg) n’a pas aimé ce style journal. Mais a lu Lettre à Helga trois fois. Préfère quand il est trappeur. Id Christine qui n’aime Sylvain Tesson et ceux qui se racontent. On sent un complexe de supériorité de sa part au début (Corinne).

LIEN vers film de Sylvain Tesson

mercredi 25 mars 2015

John le Carré le 24 mars 2015

LIEN pour sa FILMOGRAPHIE pour l'adaptation de ses romans

L'Espion qui venait du froid de Martin Ritt, 1965 avec Richard Burton
L'Espion qui venait du froid : Affiche
Un agent secret, Leamas, las de la clandestinité, est envoyé une dernière fois en Allemagne de l'Est afin de piéger un vieil adversaire, Mundt.
"Une bonne adaptation de Le Carré. Le film eut un gros succès à l'époque mais paraît aujourd'hui trop glacé." Guide des films

MI5 demande protection de Sidney Lumet, 1966, avec James Mason

Le Miroir aux espions de Frank Pierson, 1969 avec Christopher Jones

La Petite fille au tambour de George Roy Hill, 1984 avec Diane Keaton, Klaus KInski, Sami Frey (jamais sorti en DVD)
Charlie, une comédienne américaine, favorable à la cause palestinienne, est liée à Michel, frère de Khalil, cerveau du terrorisme palestinien. Les services secrets israéliens entendent utiliser cet attrait.
"Une bonne transposition de l'univers glacé de Le Carré et un film qui renvoie Palestiniens et Israéliens dos à dos" Guide des films

La Maison Russie de Fred Schepesi, 1991 avec Sean Connery, Michelle Pfeiffer
Attentive avec un petit café

Saxophoniste et éditeur, Blair est contacté par un auteur soviétique, Dante, qui tente par l'intermédiaire d'une jeune fille, Katya, de lui communiquer le manuscrit d'un ouvrage dénonçant l'archaïsme du système de défense soviétique.
"Un séduisant suspense signé Le Carré" Le Guide des films

Le Tailleur de Panama de John Boorman, 2001 avec Pierce Brosnan, Geoffrey Rush, Jamie Lee Curtis
Attentives et studieuses

L'espion anglais Andy Osnard est envoyé à Panama pour redorer son blason. Il croit trouver un informateur idéal en la personne d'un tailleur qui habille la bonne société de la ville. Le tailleur a un passé peu reluisant et il est aisé de le faire chanter. Mais au bout d'un certain temps,  qui manipule  qui ?
"Une amusante parodie des romans de Graham Greene et des films de James Bond. Ce n'est pas pour rien que Pierce Brosnan, ex-007, interprète Andy Osnard." Le Guide des films

The Constant Gardener de Fernando Meirelles, 2005 avec Ralph Fiennes, Rachel Weisz, Hubert Koundé
Lecture de la Constance du jardinier

Au Kenya, un diplomate mène l'enquête sur la mort de son épouse qui allait démasquer une firme pharmaceutique coupable d'expérimentations dangereuses.
Le Carré nouvelle manière. Un film pétri de bons sentiments." Le Guide des films

La Taupe de Tomas Alfredson, 2012 avec Gary Oldman, Colin Firth, Mark Strong, John Hurt
La Taupe
1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam, Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla. Alors que l’identité de la taupe reste une énigme, Ricki Tarr, un agent de terrain en mission d’infiltration en Turquie, tombe amoureux d’une femme mariée, Irina, qui prétend posséder des informations cruciales. Parallèlement, Smiley apprend que son ancien chef a réduit la liste des suspects à cinq noms : l’ambitieux Percy Alleline, Bill Haydon, le charmeur, Roy Bland, qui jusqu’ici, a toujours fait preuve de loyauté, le très zélé Toby Esterhase… et Smiley lui-même.
Dans un climat de suspicion, de manipulation et de chasse à l’homme, tous se retrouvent à jouer un jeu dangereux qui peut leur coûter la vie et précipiter le monde dans le chaos. Les réponses se cachent au-delà des limites de chacun… 

Un Homme très recherché de Anton Gorbijn, 2014, avec Philip Seymour Anderson
Un Homme très recherché

Lecture

Lecture

Un groupe... presque au complet

Un beau sourire


dimanche 1 mars 2015

Le café littéraire d'Auzielle et leurs coups de coeur

Avec Joëlle Henry, la bibliothécaire (devant à droite) qui fait les compte-rendus.




« New York » de Gaspard Walter, auteur français né en 1981, auteur-photographe
Surfer sur les rouleaux de Rockaway Beach, taguer les murs du Queens, passer une nuit blanche dans les rues de Brooklyn, profiter d'une matinée de shopping vintage , déguster un hot dog en longeant l'Atlantique, partir à la recherche des fantômes du vieux New York dans les rues de Dumbo, s asseoir à l'ombre des arbres de Central Park, attraper un torticolis en longeant les gratte-ciel de Manhattan, changer de look dans le quartier punk, partir à la découverte de Chinatown, plonger dans l'agitation de la Grosse Pomme et goûter à l ambiance d une ville où le monde entier se croise...
Joëlle : "Ce livre renouvelle le genre sur les livres des villes, un beau livre très branché et tendance "

« Les amandes amères » de Laurence Cossé, auteure française née en 1950, journaliste et critique littéraire et producteur-délégué à France-Culture
Gilles et Edith vivent à Paris, dans le XVe arrondissement. Lorsque leur femme de ménage leur présente Fadila, qui va la remplacer, Edith se rend compte rapidement qu’elle est analphabète et décide de l’instruire. L’apprentissage se révèle plus difficile que prévu.
Frédérique : "Une écriture simple, une plume efficace"

« Le bonheur des Belges » de Patrick Roegiers, écrivain belge né en 1947, homme de théâtre et ancien critique photographique
En une langue tour à tour picaresque, cruelle, mélodieuse et torrentueuse, ce roman évoque l’histoire de la Belgique depuis 1830 jusqu’au XXIe siècle à travers les tribulations d’un héros de 11 ans, sans prénom ni parents.
Sylvie : "Livre très poétique, musical, c'est une belle balade, un pur bonheur"

« Léon et Louise » de Alex Capus, journaliste et romancier franco-suisse né en 1961
Léon et Louise n’ont pas vingt ans lorsqu’ils se rencontrent dans un petit village français vers la fin de la Première Guerre mondiale. Connus, reconnus, perdus de vue, séparés par les hasards de l’Histoire et les vents contraires du destin, les deux jeunes gens ne s’oublieront jamais.
Corinne : "Un livre plein de fraîcheur, tendre, un vrai régal"


« Fantôme » de Jo Nesbø, musicien, auteur-interprète, journaliste économique norvégien né en 1960 ; son septième roman Le bonhomme de neige, devrait être porté à l'écran
Pour sa neuvième apparition, l’inaltérable Harry Hole revient de son exil hongkongais pour tenter de résoudre une affaire qui le touche de près. En effet, Oleg, le fils de Rakel, l’amour de sa vie, est accusé du meurtre de Gusto, un dealer avec lequel il trainait depuis quelques années. Toutefois, au fur et à mesure qu’il avance dans son enquête, Hole met à jour de nombreuses collusions entre services de police, politiques locaux et un mystérieux trafiquant de drogue surnommé Dubaï. Ce faisant, il perturbe un fragile équilibre et devient lui-même une cible à abattre.
Line : "L'enquêteur principal est un personnage attachant, qui nous fait découvrir le milieu des bas-fonds"

« Les désorientés » de Amin Maalouf, écrivain libanais né en 1949, membre de l'Académie Française et de la comédie française
Cela fait vingt-cinq ans qu’Adam n’est pas retourné dans son pays natal. Vingt-cinq ans qu’il vit à Paris, où il est un historien reconnu.
Une nuit, il est réveillé par la sonnerie du téléphone. L’appel vient du pays où il est né et où il a grandi. L’un de ses plus proches amis de jeunesse est à l’agonie. Il s’appelle Mourad, et avant de mourir, il voudrait revoir Adam, avec lequel il est brouillé depuis toutes ces années.
Alors, sans réfléchir, Adam prend le premier avion. Après des décennies d’absence, le revoici au pays de ses origines, un pays d’Orient aux montagnes couleur de lait. Ce grand intellectuel qui avait choisi l’exil retrouve soudain les lieux et les gens qu’il avait quittés sans se retourner. Peu à peu, le passé refait surface. Adam se souvient de Naïm, de Bilal, d’Albert et de Ramez, il se souvient des nuits passées à débattre passionnément, il se souvient de la guerre.
Dominique : "Récit à la 1ère personne et à la 3ème personne"

« Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin, voyageur, médecin, écrivain et diplomate français, membre de l'Académie française, ancien directeur d'Action contre la faim, il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie
Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond 'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.
Marie-Claude : "une livre sur la quête de la vérité, livre très bien écrit"

« Le liseur du 6h27 » de Jean-Paul Didierlaurent, romancier et nouvelliste français né en 1962, prix Hemingway à deux reprises
Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d'une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine ...
Martine : "Livre poétique, sur les mots, très agréable à lire"





Coups de cœur du café littéraire d’Auzielle
Du 26/02/2015

« Rien que la vie » de Alice Munro, auteur canadien né en 1931, Prix Nobel de littérature en 2013
Un recueil de treize nouvelles dans lesquelles l'auteur met en scène ces instants de non-retour qui influent sur nos vies : une jeune femme qui s'enfuit de chez elle, un père qui est rongé par un désir inconvenant, une mère qui délaisse son enfant...
Frédérique : "On a l'impression de lire à chaque nouvelle un roman"

« Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur » de Christine Orban, auteure et critique littéraire française née en 1954
Quelques années après sa répudiation, Joséphine la femme volage et dépensière pour certains, la bonne étoile de Bonaparte pour d'autres, blessée, humiliée, prisonnière du tourbillon dans lequel la douleur la tient, se décide à lui écrire alors qu'il est exilé à l'île d'Elbe.
Entre culpabilité et force d'âme, Joséphine se demande comment ils en sont arrivés là et retrace les épisodes les plus déchirants de leur histoire. Un destin commun interrompu un soir aux Palais des Tuileries lors d'un dîner en tête à tête, quand Bonaparte au nom de la raison d'état s'oblige à renoncer à ses plus chères affections. 
Geneviève : "On ressent la souffrance de cette femme, écriture pleine de justesse et de finesse"

« La horde de contrevent » d'Alain Damaso, écrivain français né en 1969, Grand Prix de l'Imaginaire 2006 pour La Horde de Contrevent
Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.  
Loïc : "On suit les points de vue de chaque personnage, et chaque personnage a une façon particulière de s'exprimer"


« Romain Gary » de Dominique Bona, auteure et journaliste française née en 1953, élue à l'Académie Française en 2013
Cette première grande biographie de Romain Gary éclaire les mille facettes de celui qui fut l'auteur d'une des plus belles mystifications littéraires de tous les temps : Emile Ajar.
Il y eut l'enfant juif, pauvre, né à Moscou en 1914, l'adolescent ambitieux qui se fit connaître de Kessel et de Malraux, le soldat de De Gaulle, aviateur dans les Forces françaises libres, le diplomate qui sillonna l'Europe avant de conquérir l'Amérique, le Consul général de France à Los Angeles, le mari de Jean Seberg.
Gary, deux fois prix Goncourt, resta toujours obsédé par la recherche lancinante du dépassement de soi-même. Il fut un homme de vastes ambitions et de grandes passions, un artiste dans son siècle et un magicien du rêve.  
Suzanne : "Personnage fort intéressant, très bonne biographie"

« Le cercle des femmes » de Sophie Brocas, auteur française
Lia vient d'avoir vingt ans. À la mort de son arrière-grand-mère, elle se retrouve dans sa maison de famille, dans les Landes, avec sa mère, sa grand-mère et la meilleure amie de la défunte. Durant ces quelques jours de funérailles, de deuil et d'intimité partagée, vient le moment d'échanger ses souvenirs, mais aussi de mettre de l'ordre dans les affaires de l'aïeule. Lia découvre à cette occasion des carnets de notes et des lettres soigneusement consignés dans une boîte à chaussures. À sa grande surprise, ces écrits relatent une version bien différente de la disparition du mari de son arrière-grand-mère que celle racontée depuis toujours dans le cercle familial.  
Line : "L'étude des personnages est très intéressante, écriture simple, écriture qui vient du cœur"

« Les lauzes de Jujols » de Gerard Muller, écrivain français né en 1944
Gilles est animateur social et culturel en banlieue parisienne. Il vient de vivre un épisode dramatique. Pour tenter de se changer les idées, il décide, pendant ses vacances, de visiter à pied la région du Conflent dans les Pyrénées-Orientales. Il découvre, dès la première journée de randonnée, au détour du chemin, un village abandonné et maudit : Jujols, en face du Canigou. Séduit par le charme du petit bourg, il décide de s'y installer pour tenter d'y fonder une auberge et un gîte, malgré la réputation sulfureuse des lieux. Une jeune SDF rencontrée sur les trottoirs de Perpignan va l'aider dans sa tâche, rejointe par un charpentier Compagnon du Devoir. Ensemble, ils vont entreprendre la réhabilitation de la commune dont le passé douloureux ressurgit à mesure des travaux, leur mettant des bâtons dans les roues.
Dominique : "Présentation de cet auteur d'Escalquens, un retraité de 62 ans, roman très agréable à lire"

« 50 nuances de Grey » de E.L. James, auteure anglaise née en 1963, en 2012 le magazine "Time" la place dans les 100 personnes les plus influentes du monde
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.
Naïve et innocente, Ana ne se reconnaît pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…  
Joëlle : "Livre très grand succès mondial, hormis les scènes érotiques, c'est une histoire malgré tout à l'eau de rose"

 

mardi 20 janvier 2015

Gérard Muller, auteur escalquinois, notre invité du 24 février 2015

les Lauzes de Jujols:
J'ai aimé la restauration de ce petit village Jujols (abandonné car frappé d'une ancienne malédiction), décrite dans ce roman construit en deux parties :
- "L'aller simple" est une jolie escapade pleine de poésie dans nos beaux paysages pyrénéens.
- "les ailes de l'espoir" réchauffe le cœur et donne effectivement l'espoir d'une société qui serait Mieux et non pas Trop ou Super...
Gérard Muller a su titiller mon émotivité en dépeignant la plénitude de la vie à la campagne, le pouvoir de l'amour et de l'amitié sur des êtres blessés, la tendresse entre l'homme et l'animal et vice-versa et enfin le pouvoir salvateur du travail à travers:
- un éducateur parisien fuyant quelque chose: Gilles le héros de l'histoire
- un ado SDF révolté que Gilles aide à sortir des "gravats" de sa vie
- un compagnon du devoir brillant et meurtri lui aussi par la vie
- un maire intègre et sa secrétaire bien organisée
- et un chien, l'ami qui ne sait pas mentir
L'humour n'est pas en reste dans cette histoire et l'imagination atteint son comble dans ces squelettes torturés et noirs cachant des pépites d'or énormes et brillantes. Ce contraste suscite des interrogations!
Les LAUZES de JUJOLS est un roman très agréable à lire.
Marie-Claude COUDERC

 
Un poème de Monsieur Muller lu par Marie-Thérèse 

Monsieur Gérard Muller

 




        
Retraité de l’industrie aérospatiale, il consacre une grande partie de son temps à l’écriture.
Passionné de littérature,  il évolue dans différents genres, du thriller au roman psychologique, en passant par la poésie.
Il anime un atelier d’écriture romanesque à Toulouse
Il puise  son inspiration dans ses souvenirs de voyages, ses randonnées en montagne et aussi dans l’univers du golf qu’il pratique ; il trouve les héros de ses romans à sa ‘’porte’’, Escalquens  et  dans les environs.
Bien que n’écrivant que depuis 2 ans, ce jeune auteur a déjà publié une dizaine d’ouvrages dont les plus récents montrent l’évolution  dans la maîtrise de l’art d’écrire .
Après la fiction de ‘’2013, BA3 mon amour’’ dont le héros est un ingénieur du CNES, il nous emmène avec ’’Les Lamas de la liberté’’ du Lauragais jusqu’en Afghanistan, où l’héroïne est confronté au djihadisme.
‘’Le Jardin de mes rêves’’ est un roman psychologique traitant du deuil impossible à faire d’un enfant mort–né pour sa mère.
Il s’intéresse particulièrement aux ‘’blessés de la vie’’’ (un jeune SDF) et à ceux qu’on appelle différents socialement et aussi sexuellement (homosexuels ou transsexuels).
Faire revivre un village abandonné des Pyrénées orientales est le sujet de son dernier roman ‘’Les lauzes de Jujols’’ paru aux Presses littéraires dont nos lecteurs ont apprécié les descriptions de la vie à la campagne.
Et comme le dit Marie Claude : l’humour est très présent dans cette histoire comme dans ses autres romans.
Les échanges furent très conviviaux et Gérard Muller se propose de revenir participer à d’autres réunions du café littéraire.
Pour aider à la diffusion de ses romans, vous pouvez vous inscrire sur le site Babelio et donner votre avis .
Gérard Muller recherche des personnes intéressées par un atelier d’écriture sur Escalquens. Si c’est le cas, faites nous le savoir.

Anne et Marie Hélène           


 










20 janvier 2015

Ce roman classique par son style et sa forme est écrit à la première et troisième personne, en partie par échanges épistolaires, ce qui évite la monotonie.
Il traite essentiellement de l’amitié sur un ton nostalgique. C’est un retour vers la passé d’une bande de copains, à l’occasion de la mort de l’un d’entre eux , que traite avec élégance AM, même si l’on peut reprocher au roman un coté un peu aseptisé, un peu trop comme il faut. Dommage qu’il n’aille pas plus avant lorsqu’il parle des religions ou du colonialisme. On reste sur sa faim. Il parle des  guerres civiles qui ont ensanglanté si longtemps le Liban, de façon elliptique, sans citer les causes ou les protagonistes. En outre, à aucun moment, il ne cite le pays d’où sont issus les protagonistes du roman. Il évoque le levant; on pourrait penser à l’Algérie qui a aussi connu des troubles importants ( GIA…)  après l’indépendance, mais en fait, connaissant les origines de l’auteur on comprend qu’il s’agit du Liban.
Le titre du roman, les désorientés est un clin d’œil au lecteur en rapport avec les personnages du roman qui, pour la plus part ont perdu leur “orient” en s’expatriant.

Amin Maalouf a reçu le prix Goncourt en 1993 pour le rocher de Tanios. Il a été reçu à l’Académie Française et à la Comédie Française. Il vit en France depuis 1979.
(Jacques)

Anne présente l'actualité


François a beaucoup aimé


Corinne et Christiane aussi...



(d'accord, la photographe s'est amusée)


Jacqueline, Anne-Marie, Marie-Claude, Evelyne et Anne

L'écriture est remarquable, les sujets traités essentiels et graves et tout ça avec un style du récit d'aventure.


Adam, le héros, ayant quitté son pays natal le Liban, pendant la guerre, revient dans son pays pour l'enterrement de son "ancien" ami. En écrivant son journal intime pendant ce court séjour, il nous narre ce que fut sa jeunesse au sein d'un groupe d'étudiants liés "à la vie à la mort, les byzantins" comme on les surnommait à l'époque, tous de confessions différentes.  Pendant ce séjour, il tente de réunir ces 7 anciens ami(e)s, 27 ans après leurs séparations mais ce n'est pas chose facile, chacun ayant suivi des directions différentes: géographiquement et idéologiquement. Malgré que ces retrouvailles échouent in-extrémis, Amin Maalouf choisit de garder son héros en vie, car tant qu'il y a la vie, il y a de l'espoir.

Ce roman est une invitation à faire (je le cite)  une "retraite méditative"  pour se demander " où va le monde et de quoi sera fait l'avenir" .

L'auteur aborde les thèmes de "nos vies": Mondialisation, guerre, paix, émigration, idéologie, corruption, Amour, amitié, fidélité, politique, argent, religion ...

Il évoque le conflit israélo-arabe. "Quel est la part de responsabilité de chacun des protagonistes? pourquoi ce rapport de force occident/orient? pourquoi tant de haine?" .

Il aborde les différentes religions et conclut " la laïcité est-elle la solution? pas sûr; dans un monde dominé par le veau d'or, je ne suis pas sûr que la priorité soit d’expulser Dieu. C'est le veau d'or qu'il faut combattre, c'est lui qui constitue la pire menace pour la démocratie comme pour toutes les valeurs humaines [...] Dieu est un refuge pour les vaincus, leur ultime recours".

Marie-Claude

 


Michèle, Marie-Claude et François


Nicole, Christiane, Corinne, François, Solange, Joëlle, Marie-Hélène